Stratégie : quelles pistes pour 2013 ?

COURS LIÉS

SymboleCoursVariation
CIL.HA44,410,00
GAZ-U.TI19,380,30
ING.PA60,770,03
GLE.PA43,540,51

Exane BNP Paribas essuie les plâtres des stratégies d'investissement 2013, qui vont commencer à fleurir ça et là sur la planète finance d'ici la fin de l'année. Selon un document que nous nous sommes procurés, le bureau d'études pense que les investisseurs vont davantage se concentrer sur la croissance que sur les questions d'ordre politique l'année prochaine, même si celles-ci pèseront évidemment encore sur les débats. Dans la zone euro, l'équipe de stratégie pense qu'il y aura un choc de confiance positif, quoique temporaire, et une croissance qui risque d'être pénalisée par les politiques d'austérité mises en place dans certains pays, comme la France et l'Espagne. Aux États-Unis, la prudence est de mise à cause des interrogations entourant le plafond de la dette. Il s'agit d'un risque baissier majeur alors que l'embellie cyclique se confirme. En Asie, le bureau d'études pense que la Chine recèle un potentiel de bonne(s) surprise(s), après une vague de déceptions en 2012.

Exane est un peu plus pessimiste que le consensus en ce qui concerne la croissance mondiale en 2013, qu'il évalue à 3,3%, dont une progression de 1,8% aux Etats-Unis et de 0,9% au Japon, tandis que la zone euro devrait stagner, alors que les économistes anticipent en moyenne actuellement une progression modeste de 0,2%. Globalement, les économies développées devraient afficher une progression de 1,5%, tandis que les nations émergentes sont attendues à 5,9%, dont 8,1 % en Chine. Parmi les autres grands agrégats, l'analyste voit la parité euro / dollar atteindre 1,40 à la fin de l'année 2013.

Côté actions, Exane ne cache pas ses anticipations haussières. Ses (Dusseldorf: 922017.DU - actualité) grandes lignes de stratégie sont une "surpondération" de l'Italie et de l'Espagne et une "souspondération" de la France et de l'Allemagne. En termes de secteurs, le bureau d'études "surpondère" les banques, les cycliques domestiques, et "souspondère" les sociétés dont la croissance se fait à coût élevé. Ses thèmes d'investissement favoris vont vers les dépenses professionnelles cycliques, comme dans l'industrie et les médias, vers les acteurs bon marché de la reprise économique chinoise, en l'occurrence le secteur minier, ou encore vers les dossiers qui recèlent de la valeur sur leur marché domestique, comme les banques, les services collectifs et les matériaux de construction. A l'inverse, il évite les sociétés fortement valorisées pour jouer le redressement chinois, ce qui comprend le compartiment alimentaire et des soins personnels, les boissons et le luxe. Il reste également à l'écart des "perdants structurels" comme les équipementiers du secteur informatique, et des "pièges à valeur" comme le secteur des télécommunications. Il voit le CAC40 (Paris: ^FCHI - actualité) à 3.660 points en fin d'année prochaine, soit une modeste hausse de 4,6%, alors que le potentiel s'affiche à deux chiffres pour l'IBEX espagnol, le MIB italien et le FTSE britannique.

Côté valeurs, 26 dossiers ont été sélectionnés pour 2013. On y retrouve à la hausse les françaises Bolloré, Eiffage (Xetra: 853452 - actualité) , Gemalto (Euronext: GTO.NX - actualité) , Ingenico (Paris: FR0000125346 - actualité) , Lafarge (Hanovre: 850646 - actualité) , Schneider et Société Générale (Paris: FR0000130809 - actualité) , et à la baisse GDF SUEZ (TLO: GAZ-U.TI - actualité) .