La bourse est fermée

Start-up : la levée de fonds, un moment de gloire... et un passage obligatoire ?

En 2018, près de 650 start-up françaises ont réalisé une levée de fonds pour atteindre un niveau record de 3,6 milliards d’euros collectés, selon le cabinet d'audit financier EY (+ 41% par rapport à l’année précédente). Cet exercice, quasi obligatoire pour les entreprises, est considéré comme un gage de crédibilité et de réussite. Dans des secteurs comme la santé ou les biotechnologies, une dose minimale de carburant en espèces sonnantes et trébuchantes est utile dès l’amorçage. Dans d’autres domaines d'activité, la levée génère du chiffre d’affaires et accélère la croissance de la boîte.

Véritable, qui commercialise des potagers d’intérieur connectés, a ainsi levé 3 millions d’euros l’an dernier pour "développer les ventes à l’étranger et élargir la gamme de plantes aromatiques", explique Nicolas Gehin, l’un des cofondateurs. Dans de nombreux cas pourtant, la levée est davantage affaire de mode que de développement économique. "L’ordre des choses est à revoir, estime Fabrice Cavarretta, professeur à l’ESSEC Business School. Aujourd’hui, la priorité de certains créateurs n’est plus de mettre au point un prototype mais de réfléchir à un business plan." Ce n’est pas le cas de tous. Un certain nombre de jeunes pousses ont décidé de se passer de levée de fonds et revendiquent ce choix.

>> A lire aussi - Entrepreneurs : plutôt que les levées de fonds, préférez les précommandes

"On ne voulait pas perdre du temps pour un résultat qui n’était pas garanti. Nous sommes une société de services, nous aidons nos clients à construire des produits digitaux. On a vite senti que notre créneau était moins porteur que d’autres pour les investisseurs", confie Pierre Cathelin, cofondateur de l’agence Hubvisory. A la création de la société, en 2016, le jeune entrepreneur préfère consacrer son temps et son énergie à dénicher des clients. Avec ses deux associés, ils mettent 30.000 euros sur la table. "Nous avons commencé par des missions pour Infogreffe.

Nos premiers contrats ont servi à recruter.

(...) Cliquez ici pour voir la suite

Les actions s’envolent, portées par la remontée de Joe Biden et le FMI
Livre Sterling, forte volatilité en vue face à l’euro : le conseil Bourse du jour
Le pactole que va empocher le mystérieux gagnant du loto de la Saint-Valentin enfin retrouvé
Pourquoi l'enseigne Lidl sort Danone de ses rayons, ce qui change avec le nouveau diagnostic de performance énergétique… Le flash éco du jour
Decathlon : la réédition de ses baskets populaires de 1996 fait planter son site internet