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Les start-up françaises résistent sur leur lancée

A rebours de la crise dans la Silicon Valley, les entrepreneurs tricolores continuent à lever beaucoup d'argent. Mais les investisseurs, devenus encore plus sélectifs, privilégient les grosses opérations.

Quand la tech américaine grelotte, la French Tech réprime à peine quelques éternuements. Aux Etats-Unis, le violent coup de froid qui s'est abattu depuis février sur les valeurs technologiques continue à produire ses effets dévastateurs. Le Nasdaq, l'indice phare du secteur, a reculé de 20% depuis le 1er janvier et 545 start-up ont licencié 72.000 employés, selon le site Layoffs.fyi.

Entre autres, le géant du streaming Netflix et la plateforme d'e-commerce Shopify ont annoncé des plans de licenciement massifs. Les montants levés en Bourse ont chuté de 95% sur un an. La Silicon Valley n'avait connu pareille crise depuis 2001. Mais contre toute attente, en France, le financement des start-up a continué de croître. Selon le dernier baromètre EY du capital-risque, les levées de fonds ont même bondi de 63% sur un an. Entre janvier et juin 2022, les start-up ont réalisé 364 opérations, récoltant 8,4 milliards d'euros.

Ecosystème vertueux

Cette exception française semble s'être confirmée cet été avec plusieurs tours de table spectaculaires, notamment celui annoncé le 21 juillet par Contentsquare. Le spécialiste de l'expérience utilisateur en ligne a levé 600 millions d'euros (dont 400 en capitaux), portant sa valorisation à 5,6 milliards. Comment expliquer un tel écart? "Les Etats-Unis ont subi un triple choc: boursier, macroéconomique et sectoriel, avec la chute des cryptomonnaies", analyse Franck Sebag, associé à EY. L'impact de ce choc s'est fait d'autant plus sentir que les valorisations technologiques avaient atteint, outre-Atlantique, des sommets inédits.

En Europe, où le phénomène a été moins marqué, la dégradation du contexte économique a donc eu moins d'impact, malgré quelques décrochages spectaculaires, comme celui de la start-up suédoise Klarna.

La valorisation du spécialiste du paiement fractionné est passée, en quelques semaines, de 45 milliards à moins de 6 milliards d'euros. L'entreprise a encaissé la hausse de l'inflation, des taux d'intérêt et la déprime d[...]

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