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Comment la start-up Farmitoo a aidé les agriculteurs à passer au e-commerce

Mahema Productions

Mathilde Lefrançois a cocréé en 2017 cette place de marché de matériel agricole. Son objectif aujourd’hui: devenir un site beaucoup plus communautaire et européen. Elle est l'invitée du Club entrepreneurs Challenges - Grant Thornton.

Challenges - Vous avez dépoussiéré la vente de matériel agricole. Quels étaient les facteurs irritants?

Mathilde Lefrançois - Les prix des distributeurs locaux, concessions et grossistes étaient opaques, fixés à la tête du client, et chers en raison d’une faible concurrence locale et de nombreux intermédiaires. L’agriculteur parcourait parfois des dizaines de kilomètres pour venir commander, puis revenait récupérer le produit. En plus, l’offre était limitée.

Avez-vous eu du mal à convaincre les fabricants de vendre en ligne?

Oui, cela a été plutôt complexe. Déjà, ils étaient un peu surpris de voir arriver une jeune femme de Paris! Ensuite, ce sont des entreprises habituées à vendre des packages et non à l’unité. Enfin, les distributeurs exerçaient une pression sur eux. Aujourd’hui encore, de nombreux fabricants refusent de travailler avec nous par peur pour leur réseau existant.

Et les agriculteurs?

Ils sont très connectés. Selon , 86% d’entre eux consultent quotidiennement Internet et 70% achètent en ligne. Mais une majorité de leurs achats de matériel se fait encore physiquement.

Quel outil avez-vous créé?

Un magasin agricole en ligne qui permet à 450 fabricants européens de vendre directement leur matériel sur la plateforme. Nous avons permis à 60% d’entre eux de se lancer dans un nouveau pays. L’agriculteur, lui, a accès à 150.000 références en France, et entre 40.000 et 80.000 dans les autres pays. Surtout, il est livré chez lui. Nous vendons des produits à la fois pour céréaliers, éleveurs, viticulteurs et maraîchers, comme des clôtures électriques, des abreuvoirs ou des cuves, et beaucoup de pièces détachées pour machines agricoles. Le panier moyen s’élève à 400 euros hors taxes. Notre volume d’affaires, de 9 millions d’euros, devrait plus que doubler cette année.

Votre site va-t-il évoluer?

Oui, nous allons élargir l’offre, notamment en proposant dès septembre des pièces détachées d’occasion. Nous voulons nous développer au-delà de nos sept pays européens, [...]

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