Lexique : spread de crédit (ou écart de crédit)

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Lorsqu'un investisseur décide d'acheter une obligation, il calcule avant toute chose son taux actuariel, c'est-à-dire le taux de rentabilité annualisé qu'il peut espérer en achetant le titre au cours actuel et en le conservant jusqu'à l'échéance (le remboursement de l'obligation par l'émetteur).

Dès lors, on peut comparer les taux actuariels fournis par deux obligations émises par deux entités différentes mais ayant la même date d'échéance. C'est la différence entre ces deux taux qu'on va appeler le spread (ou "écart de crédit").

En général, ce calcul sert à apprécier comment le marché valorise une obligation d'un émetteur réputé risqué par rapport à une obligation à faible risque (obligation d'Etat). Prenons un exemple : au 27 décembre 2011, l'obligation d'échéance dix ans de l'Etat allemand, réputé le plus solide de la zone euro, s'échangeait à un taux actuariel de 1,92%, alors que l'obligation à 10 ans de l'Etat espagnol, plus fragile, s'échangeait à un taux de 5,34% (source : obliginfos.fr). Dans ce cas, on dit que le spread de l'Espagne par rapport à l'Allemagne est de 342 points de base (un point de base = un centième de %).

A cette même date, l'obligation 10 ans de la Grèce se traitait à 38,36%, soit un spread par rapport à l'Allemagne de : (38,36% - 36,44%)*100 = 3.644 points de base. Voilà qui donne une idée de la différence d'appréciation du risque grec et du risque espagnol. De la même manière, on pourrait comparer une obligation d'Etat française avec une obligation de même échéance émise par une entreprise privée.

L'évolution des spreads de crédit dépend beaucoup du contexte macroéconomique. Lorsque les perspectives de croissance sont bonnes, les opérateurs des marchés financiers sont logiquement plus confiants dans la capacité des émetteurs risqués (entreprises privées, notamment) à rembourser leur dette. Ils ont donc tendance à acheter leurs obligations, dont le prix s'apprécie, ce qui fait diminuer leur taux actuariel et le spread par rapport aux obligations d'Etat. On parle alors de "resserrement des spreads". A l'inverse, ainsi qu'on l'a vu en 2011, lorsque les risques macroéconomiques sont perçus comme plus forts, on assiste à un "écartement des spreads" (une augmentation), ce qui traduit une augmentation des craintes de non-remboursement de la part des marchés financiers.

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