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Le spectre d'une envolée des faillites rejaillit et glace les entreprises

AFP/Archives - Charly TRIBALLEAU

Inflation, pénuries, remboursement des PGE… un cocktail explosif qui fragilise les entreprises. Redressements et liquidations de sociétés vont accélérer en 2023. Pour l’agence Fitch, 7,6 milliards d’euros de créances à risque pourraient partir en fumée.

La trêve des confiseurs n’aura été que symbolique pour les mandataires judiciaires, juges de tribunaux de commerce et avocats sollicités dans les affaires d’entreprises en difficulté. “Les dossiers recommencent à arriver à un rythme accéléré”, relève ainsi Jean-Dominique Daudier de Cassini, qui codirige le département restructuration du cabinet Weil.

Après Camaïeu qui tire le rideau sur son activité, c’est la société de télécoms Scopelec qui est reprise à la barre du tribunal par son concurrent Circet - au prix de la suppression de la moitié des postes. Ou encore cette PME spécialisée dans la vente en ligne de matériel de jardin qui dépose discrètement, le 27 décembre, son dossier devant les juges commerciaux.

Lire aussiLe capitaine de Camaïeu livre sa vérité sur la faillite de l'enseigne

"De nombreuses entreprises engagent aussi des démarches in bonis, lorsqu’elles sont encore en bonne santé, confirme François Kliber, membre du directoire de la banque Thémis, spécialisée dans les sociétés en redressement. Mais leurs demandes sont le signe de leurs difficultés, comme la recherche de financements gagés sur leurs propres stocks.”

Les derniers relevés de la Banque de France traduisent déjà la saignée qui s’opère, depuis un réveil brutal à la fin de l’été. En novembre, l’institution comptabilisait, à titre provisoire, près de 40.000 défaillances, soit 46% de plus qu’en 2021. Le mouvement s’accompagne d’une accélération des mises en liquidations judiciaires directes: ces procédures qui ne laissent aucun espoir aux sociétés comme à leurs salariés ont augmenté de 71% sur douze mois, pointe le cabinet Altares.

Saut dans l’inconnu

“En dix ans, je n’ai jamais constaté autant de stress chez les dirigeants, explique Alexandre Montay, délégué général du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI). La nouvelle année représente pour eux un saut dans l’inconnu et ils sont, selon nos sondages, de 6% à 8% à estimer qu’ils ne traverseront pas les douze prochains mois.” Ex[...]

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