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Soutien à l’Ukraine, relations transatlantiques… Ce que nous dit aujourd’hui le D-Day

Blondet Eliot - Pool/SIPA

EDITORIAL - Impossible de faire l’impasse sur la dimension géopolitique que les commémorations du 80e anniversaire du débarquement ont revêtue. L’absence de la Russie, non invitée, et la présence de Volodymyr Zelensky a porté le soutien sur le devant de la scène le soutien à l’Ukraine. Celui réaffirmé par Emmanuel Macron mais également le soutien américain. Décryptage de notre éditorialiste Marc Semo.

Toute grande commémoration a une dimension politique voire géopolitique. L’histoire s’y écrit au présent. Celle-là, plus que tout autre alors que s’intensifie la guerre d’agression russe à l’est du continent. « Nous n’avons pas le droit de perdre face à la Russie », a martelé le 7 juin le président ukrainien Volodymyr Zelensky devant les députés, pourfendant Vladimir Poutine comme « l’ennemi commun ». « Les Alliés ont défendu la liberté de l’Europe, désormais ce sont les Ukrainiens », avait-il rappelé la veille en Normandie sous les ovations. C’est sa présence au milieu de plus d’une vingtaine de chefs d’Etats qui a donné pleinement son sens aux commémorations du 80e anniversaire du débarquement qui marquait le début de la libération de la France et de l’écrasement du nazisme.

Le « juste combat » de la nation ukrainienne pour résister à l’invasion russe fait écho à celui des soldats engagés jadis sur les plages de Normandie. L’Ukraine était omniprésente dans ces commémorations, dans les esprits comme dans les mots. « Détourner le regard de l’Ukraine serait oublier ce qui s’est passé ici », a rappelé le président américain Joe Biden soulignant que « nous ne devons pas perdre ce qui s’est fait ici ». « Merci au peuple ukrainien pour sa bravoure et son goût de la liberté ; nous sommes là et nous ne faiblirons pas », a pour sa part lancé Emmanuel Macron.

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Inconcevable d’inviter Poutine ou la Russie

Dix ans plus tôt Vladimir Poutine avait été invité pour le 70e anniversaire bien qu’il ait annexé deux mois plus tôt la Crimée et commencé à déstabiliser le Donbass. Le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel espéraient encore arrêter l’engrenage du conflit et trouver un compromis. Les fragiles accords de paix passés un an plus tard à Minsk n’ont jamais été respectés par un président russe qui les a définitivement balayés avec « l’opération spéciale » lancée le 24 février 2022.

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