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Soupçons d'emplois fictifs du RN: l'affaire refait surface, Le Pen dénonce une manœuvre politique

·1 min de lecture
Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le 8 mai 2021 - François Lo Presti - AFP
Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le 8 mai 2021 - François Lo Presti - AFP

Samedi soir, le Journal Du Dimanche a publié plusieurs révélations au sujet de l'affaire sur les soupçons d'emplois fictifs touchant le parti du Rassemblement National depuis maintenant plusieurs années. Selon les informations de l'hebdomadaire, après cinq ans d'enquête, les policiers concluent que le parti a "mis en place un système organisé frauduleux de détournement des fonds européens à son profit, par le biais d'emplois fictifs d'assistants parlementaires".

"Il s'agit de la même sempiternelle affaire des assistants parlementaires que le pouvoir ressort à chaque élection démontrant d’ailleurs que c’est le seul but de cette poursuite" a réagi, auprès de BFMTV, la présidente du RN Marine Le Pen. Sur Twitter, peu après, elle a en ce sens caractérisé le JDD "d'organe officiel du pouvoir macroniste".

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Dans cette affaire, le RN et ses dirigeants sont soupçonnés par les magistrats d'avoir mis en place "de manière concertée et délibérée" un "système de détournement" des enveloppes allouées par l'Union Européenne à chaque député pour rémunérer des collaborateurs parlementaires, afin de permettre au parti de faire des économies sur ses salaires.

L'enquête cible 17 députés et les contrats d'une quarantaine de collaborateurs pour un préjudice évalué par le Parlement européen à 6,8 millions d'euros entre 2009 et 2017, sur deux mandatures. Dans ce dossier, environ 25 mises en examen ont été prononcées, dont celle de Marine Le Pen, présidente du RN, pour "détournement de fonds publics" ou "complicité" de ce délit.

Article original publié sur BFMTV.com

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