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Soupçons d'emplois fictifs: le procès en appel du couple Fillon s'ouvre à Paris

·2 min de lecture

François Fillon de retour à la barre: l'ancien Premier ministre, sa femme et son ex-suppléant sont jugés en appel à partir de lundi dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs.

de retour à la barre: l'ancien Premier ministre, sa femme et son ex-suppléant sont jugés en appel à partir de lundi dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon qui a plombé la course à l'Elysée de son époux en 2017. Ce second procès se tient près d'un an et demi après la condamnation de l'ancien locataire de Matignon pour détournement de fonds publics notamment, à cinq ans d'emprisonnement dont deux ferme, 375.000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité. Il avait aussitôt fait appel.
Les trois prévenus sont attendus au palais de justice de Paris à 13H30, pour une première journée consacrée à des questions de procédure.

En plein débat pour l'investiture chez Les Républicains, la cour d'appel examine jusqu'au 30 novembre un dossier synonyme de spectaculaire naufrage politique lors de la dernière campagne présidentielle. Le Canard enchaîné avait dévoilé le le 24 janvier 2017, entraînant l'ouverture d'une enquête. Les révélations s'étaient succédé et le candidat de la droite, chantre de l'intégrité et favori des sondages, avait été mis examen à six semaines du premier tour.

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Des prestations "fictives ou surévaluées"

Aujourd'hui âgé de 67 ans et retraité, François Fillon devra s'expliquer sur l'emploi de son épouse comme assistante parlementaire entre 1998 et 2013, dans le cadre de trois contrats signés par lui et par celui qui était alors son suppléant dans la Sarthe, Marc Joulaud. Des prestations rémunérées 613.000 euros nets (plus d'un million d'euros bruts) "fictives ou surévaluées" selon l'accusation, qui considère que les activités de Penelope Fillon relevaient du "rôle social" d'une "conjointe d'homme politique", mais pas d'une collaboratrice. Le travail de Penelope Fillon était certes "discret", majoritairement oral, mais "essentiel", a toujours clamé son mari.

Le couple est aussi jugé pour l'emploi de leurs deux enfants en tant qu'assistants parlementaires de leur père sénateur entre 2005 et 2007 (100.000 euros bruts) ainsi que p[...]

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