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Soufflé par le prix du gaz, le verrier Arc songe au fioul

Le géant verrier français de 5.000 salariés va arrêter un à trois fours cet hiver, pour faire baisser sa facture d'énergie. Il étudie un basculement temporaire du gaz au fioul, beaucoup moins cher.

Celui-là chauffe encore, à 1.500°C, la température du verre en fusion avant sa métamorphose en carafe ou en ballon. Pas pour longtemps : contraint par le prix du gaz, le verrier Arc s'apprête à éteindre plusieurs fours cet hiver et songe même à revenir au fioul. Ce four n'est qu'un des neuf de l'immense usine d'Arc France, près de Saint-Omer (Pas-de-Calais), huitième plus grand site industriel français, selon la cristallerie. Une pelle, infatigable, y introduit un mélange de sable, de soude et de calcaire, dans une atmosphère brûlante. Comme cinq autres fours du site, il est alimenté au gaz – les trois derniers sont électriques. Ramené à 1.300°C, température à laquelle il peut être travaillé, le verre passe ensuite dans des machines qui soufflent, moulent, soudent. Un processus gourmand en énergie : 1,3 million de MWh par an, dont près de 80% de gaz, pour toute l'usine.

Four de la verrerie Arc, à Arques, en France, le 9 septembre 2022 (AFP - Sameer Al-DOUMY)
Four de la verrerie Arc, à Arques, en France, le 9 septembre 2022 (AFP - Sameer Al-DOUMY)

Comme d'autres verriers, la vénérable cristallerie fondée en 1825, en difficulté depuis plusieurs années mais qui avait connu un très bon premier semestre, doit aujourd'hui s'adapter à la flambée du prix du gaz découlant de l'invasion de l'Ukraine. Avec près de 5.000 salariés en France, l'enjeu est d'importance. "On est à 200 euros le MWh alors qu'en 2021, nous l'achetions aux alentours de 13 euros", résume son DRH, Guillaume Rabel-Suquet.

Chômage partiel

Combinée à une chute des commandes – l'inflation pousse les consommateurs à se recentrer sur l'essentiel – cette hausse vertigineuse contraint le verrier à réduire sa voilure. Pendant l'hiver, trois à cinq fours seront arrêtés : deux pour des réparations (mais ils ne seront pas redémarrés), les autres par souci d'économie. Pour les fours restants, des tests sont menés sur un possible basculement temporaire du gaz vers le fioul domestique, afin de maintenir une partie de la production, explique M. Rabel-Suquet. Car "aujourd'hui, le prix du fioul représente à p[...]

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