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Soudan: l'ombre du chef de milice Hemeidti plane au-dessus des forces civiles

·3 min de lecture

Au Soudan, les militaires et civils qui se partagent le pouvoir se rejettent la responsabilité des nombreuses crises qui secouent le pays, comme le blocage en cours à Port-Soudan. Cet après-midi, des manifestations sont prévues à Khartoum à l’appel d’une dissidence au sein des forces civiles.

Beaucoup voient dans cette dissidence l’influence des militaires, qui tentent de mettre la pression sur le gouvernement de Abdalla Hamdok en fissurant l’alliance des partis civils. Et en coulisse, il faut voir entre autres la main de Mohammed Hamdan Dagalo, alias Hemeidti, le commandant d’une puissante milice paramilitaire.

Selon plusieurs sources concordantes, Mohammed Hamdan Dagalo aurait sorti le portefeuille pour inciter de nombreux Soudanais à se joindre à la manifestation. Des étudiants des écoles coraniques auraient été payés pour se déplacer à Khartoum. Des bus seraient même affrétés depuis le Darfour. Le but est de mettre la pression sur le gouvernement civil.

Hemeidti à la manoeuvre

Selon un diplomate français, Hemeidti joue sur l’antagonisme entre le centre et les périphéries en soutenant la faction des Forces pour la liberté et le changement créée il y a une semaine par Gibril Ibrahim et Minni Minawi, deux ex-chefs de groupes rebelles. Originaires du Darfour, ils tentent de se présenter comme les porte-voix des régions périphériques. À l'inverse des politiciens du centre du Soudan et de la vallée du Nil qui ont longtemps tenu les rênes du pays sans tenir comptes des revendications des régions marginalisées. Hemeidti lui-même était à la manœuvre pour négocier les accords de Juba avec ces différents groupes rebelles du Darfour.

Les forces de Hemeidti sont pourtant suspectées d’avoir commis de nombreux crimes au Darfour. Les Forces de soutien rapide ont largement recrutés dans les milices janjawids utilisée depuis 2003 par Omar al-Bachir contre des groupes insurgés dans la région. En 2013, le président déchu Omar al-Bachir en avait fait une milice officielle au service de l’État soudanais.

Un homme puissant mais fragilisé

Le commandant des Forces de soutien rapide est à la tête d’un véritable empire dans le secteur minier, l’or, l’import-export, les routes, les infrastructures et les transports. Hemeidti est riche et puissant, il dirige une milice de plus de 40 000 soldats selon différentes estimations.

Pourtant l’homme est fragilisé. En effet, de nombreux acteurs et notamment le président du conseil de souveraineté, le général Al-Burhan souhaitent intégrer ses forces au sein de l’armée régulière. Les États-Unis multiplient également les pressions en ce sens. Comme un symbole, cette semaine, l’entreprise américaine Facebook a annoncé avoir suspendu plus de 600 comptes et pages ayant des liens avec la milice controversée.

Les forces de Hemeidti sont également suspectées d'être responsables de la violente dispersion du sit-in pacifique le 3 juin 2019, devant le quartier général de l'armée faisant plus de 200 morts et des centaines de disparus. L'enquête à ce sujet n'a toujours pas rendu ses conclusions.

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