Marchés français ouverture 4 h 28 min
  • Dow Jones

    35 490,69
    -266,19 (-0,74 %)
     
  • Nasdaq

    15 235,84
    +0,12 (+0,00 %)
     
  • Nikkei 225

    28 849,57
    -248,67 (-0,85 %)
     
  • EUR/USD

    1,1608
    +0,0001 (+0,01 %)
     
  • HANG SENG

    25 667,76
    +39,02 (+0,15 %)
     
  • BTC-EUR

    50 654,85
    -1 938,18 (-3,69 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 407,06
    -67,27 (-4,56 %)
     
  • S&P 500

    4 551,68
    -23,11 (-0,51 %)
     

Quel sort pour la dette Covid?

·2 min de lecture

La dette publique française atteint un niveau record. Faut-il en annuler une partie? La question divise les économistes, pas les banquiers centraux.

Le "quoi qu'il en coûte" pour parer au choc de la crise sanitaire a fait exploser la dette publique tricolore. A fin juin, elle s'élevait à 2 762 milliards d'euros, gonflée de plus de 380 milliards par rapport à fin 2019, . Comment faire face au mur? La question a ouvert un débat animé entre économistes français, certains, classés à gauche, tels Thomas Piketty et Daniel Cohen (Ecole d'économie de Paris), plaidant pour annuler la partie de la dette - 25 % -détenue par la Banque centrale européenne, ou pour la transformer en dette perpétuelle, qu'il n'est plus besoin de rembourser. Cela ne lèse-rait aucun créancier puisque la BCE n'a pas de contrainte de solvabilité et a le pouvoir de compenser par de la création monétaire. "En effaçant cette ardoise, ça couperait l'herbe sous le pied à tout retour d'une politique “austéritaire” délétère, on éviterait que le montant monstrueux de la dette publique ne soit un prétexte à dire qu'il faut faire des coupes dans les services publics", défend Gaël Giraud, directeur de recherche au CNRS.

Mauvais message

Surtout, pour Jézabel Couppey-Sou-beyran (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), cet allégement permettrait d'être moins à la merci des marchés financiers : "A ce niveau, la dette française n'est soutenable que si les taux restent très bas, ce qui n'est pas garanti. En se délestant d'une partie, l'Etat retrouverait des marges de manœuvre pour investir où c'est nécessaire, par exemple pour accélérer la transition écologique." , patronne de la BCE : Cette opération serait contraire aux traités européens, nécessitant un accord introuvable des 27 Etats de l'Union. "Catastrophique", juge François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, qui pointe le très mauvais message adressé alors à nos créanciers investisseurs étrangers, détenteurs de plus de 50 % de notre dette, alors que "la France n'a jamais fait défaut en deux siècles". La cheffe économiste du Trésor, Agnès Bénassy-Quéré, n'en voit surtout pas l'utilité alors[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles