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Sommet des start-up: Comment la France doit booster ses secteurs stratégiques

·2 min de lecture

SOMMET DES START-UP - Le patron de la biotech Gensight, Bernard Gilly, et l'économiste Anne Perrot ont mis en lumière les ratés de la politique tricolore d’aide à l’innovation pharmaceutique lors du Sommet des start-up de Challenges le 24 mars.

"Cela fait 50 ans que les pouvoirs publics en France ont laissé se désagréger le secteur de la pharmacie". Le constat, sans appel, est dressé par le Directeur Général et co-fondateur de la biotech française Gensight, Bernard Gilly, qui participait ce 24 mars à la table-ronde "La souveraineté, obstacle ou accélérateur?" lors du Sommet des start-up de Challenges. Symbolisée par et , ce déclassement français a également été pointé du doigt par l'économiste Anne Perrot, co-auteure d'une rédigée fin janvier au nom du Conseil d’analyse économique (CAE). "La première question est de savoir si les financements publics sont à la hauteur en matière d'innovation pharmaceutique, déclare-t-elle. La réponse est malheureusement non. Entre 2011 et 2018, la France a diminué ses financements de recherche en santé alors que l'Allemagne les a augmentés. La recherche est de bonne qualité mais beaucoup de chercheurs ne trouvent pas de débouchés, notamment car le salaire moyen est inférieur d'un tiers à ceux versés dans l'OCDE".

Parmi les failles françaises pointées du doigt par les deux experts figure l'absence d'un écosystème favorable aux biotechs et à leur développement. "Nous n'avons pas de fonds capables de mettre 30 à 40 millions et de monter rapidement un tour de table de 120 millions d'euros, estime Bernard Gilly. Les fonds n'assurent en France que 11% des besoins des biotechs. Ce n'est évidemment pas assez et les conséquences en terme de souveraineté sont importantes. A l'inverse, Moderna a été bien financée aux Etats-Unis ce qui a permis à la société de se doter d'unités de production qui vont fonctionner durant 15 ou 20 ans et donc de maintenir de l'emploi sur place". Effet miroir de l'échec français, la biotech californienne, Moderna, fondée par le Français Stéphane Bancel (ex BioMérieux) a sorti le deuxième vaccin contre le Covid-19 homologué durant cette crise et vu sa valorisation exploser de 450%.

"Il ne faut pas avoir peur d'affronter le marché américain"

Également p[...]

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