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Sommet de l'Economie: Le bien commun, responsabilité de l'entreprise, de l'Etat ou de l'individu?

Comment réorienter la société contemporaine vers la poursuite du "bien commun"? Ce concept philosophique qui recouvre le bien de tous et l’harmonie sociale n’est pas neuf. Utilisé par Platon et Aristote, il traverse la réflexion de Saint Thomas d’Aquin, au XIIIème siècle, et porte depuis l’objectif ultime de la doctrine sociale de l’Eglise catholique. Il est aujourd’hui au cœur des débats sur l’entreprise, les salariés, les Etats et l’avenir de la planète.

Dans la société contemporaine, qui a la charge du bien commun? "Entre toutes les parties prenantes, la plus importante, ce sont les salariés, pose Pierre-André de Chalendar (Saint Gobain). Mais l’entreprise n’est pas un Parlement, il faut que cela aille vite." Au jour le jour, les dirigeants d’entreprise sont donc dépositaires du bien commun… sous le regard de leurs administrés. "Les salariés de Saint Gobain sont les premiers actionnaires du groupe avec 8% des parts, rappelle Chalendar. Ils sont représentés au conseil d’administration et leur rôle est très important dans la définition de la stratégie d’entreprise."

Au passage, le patron de Saint Gobain rappelle que les patrons "ne font pas tout ce que (leur) disent les actionnaires: d’ailleurs, ils ne disent pas tous la même chose!". Serge Weinberg (Sanofi) insiste sur ce point. "Il y a une formidable hétérogénéité parmi les actionnaires, entre l’adepte du speed trading et l’actionnaire de long terme, constate-t-il. En réalité, cette communauté n’existe pas. C’est aux dirigeants de définir le projet d’entreprise. Quand il est clair et cohérent, les actionnaires le suivent."

"Les Humains, ça se remplace, la planète, non"

Mais le pouvoir de changer est-il vraiment là, chez les salariés, à la tête de l’entreprise ou dans les conseils d’administration? "Je suis pour la présence de salariés au conseil d’administration", prévient Xavier Ragot de l’OFCE. Mais aujourd’hui, l’entreprise n’est pas au centre des mouvements de mécontentements, explique-t-il. "Il y a peu de [...]

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