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Les solutions des néo-châtelains pour faire vivre leurs châteaux

·2 min de lecture

Il y a quelques jours était attribué le "prix du Jeune Repreneur" (25.000 euros) de la Fondation pour les monuments historiques. Un prix qui revient à Julien et Véronique Ostini, deux trentenaires, propriétaires depuis 2015 du château de Linières. Un couple qui illustre parfaitement un phénomène nouveau : l’arrivée d’une génération de néo-châtelains, pas forcément fortunés, qui inventent des solutions nouvelles pour faire de ces gouffres financiers des structures équilibrées...

Comment faire vivre sa passion pour les vieilles pierres, quand on n'est ni riche, ni héritier? Et que les confinements ? Des néo-châtelains inventent des solutions originales pour transformer des gouffres financiers -leur chateau - en structures équilibrées. En ou en y inventant de nouvelles activités, très éloignées des solutions traditionnels (mariages, hôtelleries, visites...).

Julien et Véronique Ostini habitaient le Jura lorsqu’ils sont venus sur les bords de Loire chercher une résidence secondaire "clé en main" pour passer leurs week-ends avec leurs enfants. Rien ne les prédestinait à devenir châtelains : ni leurs parents, qui n’ont jamais eu de château, ni leur métier, puisque l’un est metteur en scène d’opéras et l’autre régisseuse. Mais de visites en visites, ils ont élargi leurs recherches et sont tombés, en Mayenne, sur Linières, une vielle bâtisse, qui commençait sérieusement à se dégrader. C’est le coup de coeur et depuis 2015, ce couple avec deux enfants, s’y est installé, avec comme objectif de fait revivre ce lieu historique. Mais comment ? Car si on peut devenir châtelain pour le prix d’un bel appartement parisien, s’installer sur la durée est plus compliqué.

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Dépenses sur la durée

Les , ceux des châteaux sont plutôt stables… ou en baisse (-20 à -25% depuis 2008). "Le prix moyen auquel nous avons vendu un château cette année est inférieur à 800.000 euros", confirme Olivier de Chabot-Tramecourt, directeur général du groupe Mercure. En témoignent aussi les offres (1.500 châteaux et demeures historiques environ) visibles sur les sites des agences spécialisées. Mais un château, ce sont des dépenses sur la durée. Entretien et réparations font des ravages dans les budgets : jusqu’à 2 millions d’euros pour refaire une toiture, 300 à 500.000 euros pour rénover la plomberie ou l’électricité... Le simple entretien tourne autour de 50 à 80.000 euros par an, estiment les spécialistes. La facture donne le tournis et en décourage plus d’un. Pour fair[...]

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