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Solaire, éolien, nuclaire: la France joue les équilibristes avec ses énergies

PASCAL ROSSIGNOL

EDITO - A l'horizon d'une décennie, les renouvelables et le nucléaire se valent en termes de coûts de production, donc de prix. Tout se joue en fait sur la fiabilité des approvisionnements.

Double action. La France s'est engagée à modifier sensiblement son mix énergétique avant 2035, en accroissant le poids des renouvelables et en abaissant la proportion du nucléaire. Au regard de l'extrême sensibilité de ce sujet pour l'ensemble de l'économie (comme le prouve la crise actuelle), il faut lancer les réflexions sur des bases solides. Ainsi, ce serait une grave erreur de fonder le mix énergétique de la France de demain sur les prix de production d'aujourd'hui.

Le nucléaire à moins de 50 euros le mégawattheure (MWh) que nous connaissons actuellement est en effet amené à s'éteindre: ce prix repose sur un parc de centrales amorties par des décennies d'utilisation. Les investissements nécessaires à la construction de nouveaux EPR vont faire grimper la note: l'électricité nucléaire devrait rapidement passer à 120 euros le MWh. Pour autant, l'énergie renouvelable ne profitera pas de cette inflation.

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Car si, facialement, l'éolien offshore s'affiche à 40 euros le MWh, il faut en réalité tenir compte des interruptions de production inévitables, qui obligent à de coûteux stockages. Cette énergie peut, par exemple, être transformée en hydrogène vert, mais avec une déperdition de 40% lors du processus de transformation. Du fait de ce faible rendement, le prix de l'éolien s'envole à 120 euros le MWh. A l'horizon d'une décennie, toutes les énergies se valent donc plus ou moins en termes de coûts de production.

Tout dépend des sources d'approvisionnement

Dès lors, le choix de l'une ou de l'autre repose moins sur une comparaison des prix, que sur une prise en compte de la fiabilité et de la stabilité de ces sources d'approvisionnement. De ce point de vue, les énergies renouvelables sont certes souhaitables. Mais pour être efficaces, elles nécessitent la construction d'immenses réseaux d'interconnexion à l'échelle européenne. Il faut que le soleil qui brille[...]

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