Société générale : Une valorisation encore peu attractive, restez à l’écart

Le Conseil de stabilité financière a mis à jour la liste mondiale des banques dites « systémiques », c’est-à-dire celles dont la taille représente un risque pour l’économie mondiale en cas de faillite. Cette liste comporte 28 banques dont 3 françaises : BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale.

Ces banques étant jugées « too big to fail » – trop grosses pour tomber – elles devraient recevoir l’appui des Etats en cas de difficultés, mais elles devront surtout se conformer à une réglementation accrue. Ainsi, elles devront par exemple se soumettre à un régime de démantèlement précis en cas de faillite et détenir davantage de réserves de capitaux.

Cette annonce n’est pas une surprise pour Société générale, qui tente d’améliorer ses ratios bilanciels depuis le début de l’année. Après la vente du gestionnaire d’actifs TCW aux Etats-Unis, la cession de sa filiale grecque Geniki, et plus anecdotiquement de sa filiale de capital-investissement Salvepar, la banque de la Défense est désormais bien engagée dans la rationalisation de ses actifs.

Ces opérations illustrent la volonté du groupe de se concentrer sur son cœur de métier et de soigner son bilan, mais le contexte économique devrait continuer d’exercer une pression sur ses revenus. Dans un contexte de stabilisation du volume des prêts et de croissance économique faible en 2013 et 2014, nous recommandons de rester à l’écart de la valeur, dans l’attente d’un point d’entrée plus abordable.

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