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Comment la SNCF veut doubler le trafic de voyageurs en 10 ans

·2 min de lecture

INTERVIEW - L’ouverture à la concurrence permettra une baisse des prix sur les TGV mais pas forcément plus de trains à court terme, prévoit le patron du transport ferroviaire français. L’offre en régions devrait s’améliorer sensiblement.

Dans quelques jours, la gare de Lyon va accueillir les premiers TGV de la compagnie italienne Trenitalia, mettant fin à plus de 80 ans de monopole sur les grandes lignes françaises. En région, c'est Sud Paca qui a ouvert le bal, en accordant au concurrent Transdev la ligne Nice-Marseille. Comment la s'est préparée à cette ouverture à la concurrence? Quel bénéfice en tirera le voyageur? Peut-on s'attendre à une baisse des prix. Le PDG de la SNCF, qui a démarré dans l'entreprise comme cheminot et en connait tous les recoins fait le point à la veille de ce changement majeur.

Challenges - La SNCF est-elle prête à affronter la concurrence qui débarque dès cette année ?

Jean-Pierre Farandou - En tant que patron de la société anonyme du transport ferroviaire français, je suis le garant du bon fonctionnement du système qui intègre les trains mais aussi la gestion du réseau et des gares. Je ne peux à se battre au maximum pour résister à la concurrence même si partant d’une situation de monopole il est normal de voir une diminution de nos positions. L’arrivée de la concurrence a été prévue dans la loi de 2018 et la SNCF s’est déjà beaucoup adaptée à ce rendez-vous pour être plus agile avec la création de sociétés anonymes et la fin du recrutement au statut.

Dans ce contexte, l’Etat actionnaire à 100 % et la direction de la SNCF ont signé un deal : en échange de la reprise par l’Etat de 35 milliards d’euros de dettes, ce qui réduit de 1 milliard d’euros par an les frais financiers de l’entreprise, le management s’est engagé à une courbe de retour à l’équilibre. Ainsi le groupe SNCF reviendra à un cash-flow libre à zéro fin 2022, et pour SNCF Réseau fin 2024.

Dans ce contexte, l’ouverture du marché ne va-t-elle pas compliquer l’équation financière ?

C’est très cohérent au contraire. Car pour résister à la concurrence, il faudra bien baisser les coûts et améliorer la compétitivité de l’entreprise. Ce que n’avait pas anticipé la loi, c’est une ambition nettement plus forte dan[...]

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