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"La situation est inédite": près de 9 Ehpad publics sur 10 en déficit en 2022

AFP/Archives - SEBASTIEN BOZON

Les Ehpad publics ont perdu 145 millions d'euros en 2022 du fait de l'inflation et des augmentations de salaire, menaçant leur capacité d'investissement dans un contexte de vieillissement de la population.

"La situation est inédite", alerte Marc Bourquin, conseiller stratégique de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui réunit la plupart des établissements publics de santé du pays. "Il y a urgence à ce que les pouvoirs publics entendent notre appel et que les tarifs soient revus." La raison de ce cri d'alarme? Une enquête de la FHF dont les résultats ont été présentés ce mardi montre une généralisation des situations déficitaires dans les Ehpad publics. 85% de ces derniers prévoient un déficit pour l'année écoulée, contre 45% en 2019. Un chiffre qui était pourtant stable depuis plusieurs années.

Et le niveau de déficit global a explosé: 145 millions d'euros de perte en 2022, contre à peine 7 et 4 millions respectivement en 2018 et 2019. En moyenne, la perte en Ehpad se monte à 3.200 € par résident.

"Les caisses sont vides"

"Nous sommes face à un effet ciseau", explique Marc-Antoine Thévenot, responsable adjoint du pôle Autonomie de la FHF: "les charges augmentent et les recettes baissent". Là où un lit d'Ehpad coûtait autour de 1.900 € par mois en charges d'hébergement il y a trois ans, il coûte désormais près de 2.050 €, à cause de l'inflation notamment sur l'énergie et l'alimentaire. Une augmentation de 9%, nettement supérieure à la progression des recettes sur la même période.

"Les caisses sont vides", s’alarmait mi-septembre Antoine Renaudin, directeur de la maison de retraite Saint Joseph à Nancy, qui a vu sa facture de gaz exploser cette année. “Nous nous posons des questions sur notre viabilité”, reconnaissait-il.

Car dans le même temps, les salaires du personnel ont augmenté, du fait de mesures prises lors du Ségur de la santé mi-2020 et de la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires le 1er juillet 2022, indispensables pour l'attractivité du secteur. "Ces mesures de revalorisation salariale sont salutaires pour les agents, mais ont été compensées de façon incomplète par l'Etat, forçant les établissements à prendre en charge les augmentations[...]

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