La bourse est fermée
  • Dow Jones

    29 413,84
    +150,36 (+0,51 %)
     
  • Nasdaq

    11 834,06
    -20,91 (-0,18 %)
     
  • Nikkei 225

    25 527,37
    -106,93 (-0,42 %)
     
  • EUR/USD

    1,1862
    -0,0014 (-0,1186 %)
     
  • HANG SENG

    26 451,54
    +94,54 (+0,36 %)
     
  • BTC-EUR

    15 517,37
    -35,70 (-0,23 %)
     
  • CMC Crypto 200

    362,98
    +1,55 (+0,43 %)
     
  • S&P 500

    3 559,48
    +1,94 (+0,05 %)
     

"La situation est grave": le gouvernement durcit encore le ton face à la deuxième vague

Hugues Garnier
·2 min de lecture
Le ministre de la Santé Olivier Véran et le Premier ministre Jean Castex le 22 octobre 2020. - Ludovic Marin / Pool
Le ministre de la Santé Olivier Véran et le Premier ministre Jean Castex le 22 octobre 2020. - Ludovic Marin / Pool

L'heure n'est plus seulement à la prévention. Jean Castex a annoncé ce jeudi après-midi l'instauration du couvre-feu pour 38 départements supplémentaires, mesure prise dans l'optique d'endiguer la propagation du virus sur le territoire français.

Une réponse forte aux dernières données épidémiologiques qu'a énuméré le locataire de Matignon, critiqué le mois dernier pour avoir tenu un point épidémiologique jugé léger au regard de la situation sanitaire déjà inquiétante en septembre.

"On a eu un discours du Premier ministre où tout le monde a estimé qu'il n'avait rien dit: responsabilisez-vous... l'isolement ne sera plus deux semaines mais une semaine...", explique le Pr André Grimaldi. Pour le fondateur du collectif Inter-hôpitaux, "on a perdu plusieurs semaines, ce n'est qu'un mois après qu'on annonce la mesure brutale qu'est celle du confinement nocturne".

Durcissement progressif

Le 11 septembre dernier, le Premier ministre avait annoncé que la durée d'isolement pour les malades du Covid-19 ainsi que celle des cas contact était ramenée à sept jours contre quatorze. Jean Castex avait alors fait état d'une "dégradation manifeste de la situation", sans proposer d'autres mesures fortes pour stopper l'épidémie. Une piqûre de rappel qui n'a pas porté ses fruits.

Plus question aujourd'hui pour le gouvernement de faire preuve de mollesse. Après le port obligatoire du masque, les limites de rassemblement ou encore la fermeture d'établissements nocturnes, ce sont près de 46 millions de Français qui sont désormais contraints de rester chez eux de 21h à 6h du matin. Un "confinement nocturne" comme l'avancent certains, tandis que l'exécutif se refuse à employer ce terme.

"Le gouvernement, comme les autres gouvernements étrangers, avancent par secousse et donnent le sentiment d'être toujours une semaine en retard, ce qui est la vérité sur le terrain", considère Alain Duhamel, éditorialiste politique de BFMTV.

Un ultime tour de vis avant un nouveau confinement?

Reste que cette mesure sanitaire est la plus contraignante prise par les autorités depuis le déconfinement du 11 mai dernier. Un dernier tour de vis avant un inévitable reconfinement?

"Il y a une dramatisation et une anticipation de durcissement au bout de laquelle on aperçoit le spectre du reconfinement", décrypte Alain Duhamel. "On sait bien que si on n'arrive pas à stopper la pandémie il faudra bien y retourner ce qui pour le coup sera une catastrophe sans proportion", estime-t-il.

À l'issue du point presse, Jean Castex a averti que "nous devrions envisager des mesures beaucoup plus dures" en cas de poursuite de la circulation du coronavirus, ajoutant qu'"il est encore temps de l'éviter mais il ne nous reste plus beaucoup de temps". Si on ignore l'échéance que s'est fixée le gouvernement, on peut désormais en craindre l'issue.

Article original publié sur BFMTV.com