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Shrinkflation : comment les industriels vous font payer plus cher pour des produits plus petits

AFP/Archives - DAMIEN MEYER

Des bouteilles d’eau, des chocolats, des fromages qui réduisent de taille mais dont les prix restent les mêmes. Avec la shrinkflation, les industriels ont trouvé la solution pour faire payer l’inflation aux consommateurs en tout discrétion.

Comment faire payer l’inflation aux consommateurs plus discrètement? Découvrez la shrinkflation, contraction peu esthétique de shrink (rétrécir en anglais) et d’inflation. Une technique des fabricants et des distributeurs consistant à diminuer le poids de certains articles, sans en modifier le prix à l’unité. Résultat, vous avez payé plus cher au kilo sans vous en rendre compte à la caisse. Une méthode loin d’être nouvelle, mais qui risque de se généraliser alors que l’inflation pourrait atteindre 10% dans les supermarchés en France d’ici la fin de l’année.

Acheter plus pour consommer moins

Ce jeudi 1er septembre, Foodwatch publie une étude sur le phénomène, une des rares sur le sujet en France. En recoupant des signalements d'internautes et des archives de catalogue de supermarché, l’association de consommateurs a pris en flagrant délit six marques adeptes de shrinkflation sur les deux dernières années. Le sirop de grenadine de Teisseire a perdu 20% de son volume en 2019 alors que le prix de vente au litre a lui bondi de plus de 37%. La marque justifie ce choix pour “maintenir un prix raisonnable” suite à l’augmentation du prix du sucre.

Même technique chez Salvetat (Danone) qui réduit la taille de ses bouteilles d’eau de 8%, pour un prix au litre qui augmente de 15%. Le slogan “format généreux comme les gens du sud” a disparu de la bouteille, le seul indice pour les consommateurs. Car sur les produits, aucune indication du changement de taille, pourtant “une réduction de taille de 10 à 20% permet, l’air de rien, de réaliser de jolis bénéfices à l’insu des consommateurs”, s’indigne l’association. Pour Camille Dorioz, responsable des campagnes chez Foodwatch, l’opacité de cette pratique pose un vrai problème : “Le plus souvent avec la shrinkflation, le prix à l’unité reste inchangé alors que le prix au kilo s’est envolé. Le consommateur ne voit pas la différence quand il passe à la caisse.” Un constat partagé par Pierre Chandon, professeur de marketing à l'Insead : "C'est beaucoup plus intéressant pour les commerçants de jouer sur la quantité d'un produit, tout [...]

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