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Sénatoriales: rien ne change à la Haute Assemblée (à part le retour du groupe écolo)

Anthony Berthelier
·Journaliste au HuffPost
·5 min de lecture
Rien ne change au Sénat, à part le retour du groupe Écolo (photo d'illustration de Gérard Larcher en 2017) (Photo: CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
Rien ne change au Sénat, à part le retour du groupe Écolo (photo d'illustration de Gérard Larcher en 2017) (Photo: CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

POLITIQUE - “Les soirées électorales au Sénat, c’est magique: tout le monde gagne.” Voilà comment la socialiste Laurence Rossignol résumait les élections sénatoriales de ce dimanche 27 septembre sur Public Sénat. Toutes les formations politiques trouvent leur propre motif d’espoir dans ce scrutin et les équilibres à la Haute Assemblée s’en retrouvent inchangés.

Les résultats de ces élections font apparaître une prime aux sortants, avec notamment plusieurs élus Les Républicains et centristes, majoritaires au Sénat, réélus dès le premier tour.

Même les deux résultats les plus surprenants de la soirée s’inscrivent dans cette continuité. Déjouant les pronostics, Stéphane Ravier, le seul sénateur estampillé Rassemblement national a été réélu dans les Bouches-du-Rhône, malgré sa récente défaite aux élections municipales à Marseille. Le chef de file des sénateurs LREM François Patriat a lui aussi conservé son siège d’un cheveu alors qu’il était longtemps annoncé battu face à la socialiste Colette Popard.

LREM sauve les meubles

Dans son sillage, le parti présidentiel sauve les meubles après plusieurs échéances électorales calamiteuses.

Le secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne a été réélu dans l’Yonne avec 52% des suffrages, quand son collègue Sébastien Lecornu l’a emporté dans son département de l’Eure. Deux succès qui “témoignent de l’adhésion des élus locaux à la politique menée par le gouvernement”, selon le patron de La République en marche Stanislas Guerini, satisfait de voir son mouvement “déjouer les pronostics” et “renforcer son implantation au sein des territoires et du Sénat.”

Autres victoires pour le parti fondé par Emmanuel Macron: celles de Georges Patient, réélu dès le premier tour en Guyane ou de Philippe Folliot, élu dans le Tarn.

Reste malgré tout que le parti présidentiel a perdu plusieurs sièges des 10 qu’il remettait en jeu (sur un total de 23) en Dordogne, dans le Vaucluse ou en Gironde. L’existence, et c’est sans doute le principal, du groupe LREM au Sénat n’est donc pas un enjeu au soir de ce scrutin. François Patriat et ses troupes peuvent également voir d’un bon oeil le maintien probable du groupe “Les Indépendants - République et territoires” du sénateur de l’allier Claude Malhuret. Des élus Macron-compatibles qui pourraient participer à “l’élargissement” du groupe marcheur, prôné par François Patriat.

LR toujours en force

Une façon de peser davantage face à la majorité de droite? En tout cas, Les Républicains sortent renforcés de ce scrutin. “Cette élection, dans un contexte sanitaire, économique et social inédit, vient conforter la majorité sénatoriale de la droite et du centre”, a rapidement déclaré le président du Sénat Gérard Larcher, dans un communiqué, lui qui sera candidat à sa succession au Plateau.

Sur les réseaux sociaux, les élus de l’ex-UMP rivalisent de messages de félicitations. “Une très belle victoire pour Les Républicains”, écrit Éric Ciotti. “Nous sommes les seuls opposants à la politique menée par Emmanuel Macron et son gouvernement”, ajoute Pierre-Henri Dumont. “Cette victoire confirme la solide implantation de notre famille politique au cœur des territoires de métropole et d’outre-mer”, veut croire le patron Christian Jacob.

Si les Républicains ne boudent pas leur plaisir, c’est parce qu’ils resteront, forts de nombreuses victoires -dans le Cher à la Corrèze en passant par les Deux-Sèvres- très largement majoritaires au palais du Luxembourg et pourront continuer ainsi à se présenter comme l’un des plus efficaces contre-pouvoirs au président de la République.

Les écolos retrouvent leur groupe

Mais la gauche n’est pas en reste. Le parti socialiste a notamment annoncé la réélection de Gisèle Jourda dans l’Aude, de Nicole Bonnefoy en Charente, de Jean-Jacques Lozach dans la Creuse, de Franck Montaugé dans le Gers et de Serge Merillou en Dordogne. Victoire aussi dans la Somme pour Rémi Cardon, 26 ans, plus jeune sénateur de la Ve République.

Les socialistes vont “peut-être perdre trois ou quatre sièges”, concédait toutefois Patrick Kanner, le patron du groupe PS, au cours de la soirée électorale, mais “la Gauche grandit au Sénat”.

Et ce sous l’impulsion d’Europe Écologie les Verts. Confirmant leurs très bons scores aux dernières élections municipales, les écolos pourront à nouveau se structurer au Sénat trois ans après la dissolution de leur groupe, grâce à l’élection de six nouveaux sénateurs. Autant d’élus qui rejoindront le “noyau” des cinq écologistes déjà présents au palais du Luxembourg, parmi lesquels Esther Benbassa qui se verrait bien à leur tête.

“Après la percée aux Européennes, l’ancrage aux municipales, un groupe à l’assemblée des territoires. Vague verte? Mieux: lame de fond qui confirme l’implantation de l’écologie, dans la tête, les coeurs et les urnes”, s’est notamment réjoui le patron d’Europe Écologie les Verts Julien Bayou.

Un nationaliste corse

Toujours à gauche, le groupe communiste “se renforce”, avec des sièges confirmés dans les Côtes-d’Armor et en Seine-Maritime, et de nouveaux élus dans les Bouches-du-Rhône et en Dordogne, selon un communiqué publié dans la soirée.

Mais l’autre nouveauté de ce scrutin est l’élection du premier nationaliste corse, Paul Toussaint Parigi, appelé en corse Paulu Santu Parigi, à la Haute Assemblée.

“C’est un moment important, fort au plan politique et symbolique puisque, pour la première fois, la Corse aura un sénateur nationaliste”, s’est félicité auprès de l’AFP le président du conseil exécutif Gilles Simeoni après l’élection du représentant de son parti Femu a Corsica. Même les nationalistes corses ont gagné.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.