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Semi-conducteurs de nouvelle génération: le Japon met 500 millions d'euros sur la table

Le Japon a annoncé vendredi un investissement de près d'un demi-milliard d'euros dans un nouveau projet destiné à produire dans le pays des semi-conducteurs de nouvelle génération et regroupant de grands groupes nippons.

Le gouvernement nippon a promis d'injecter 70 milliards de yens (483 millions d'euros), tandis que huit entreprises privées dont Sony, Toyota, SoftBank Group ou NTT doivent investir un milliard de yens chacune (6,9 millions d'euros), a précisé le ministère japonais de l'Industrie.

Une nouvelle entreprise nommée Rapidus sera créée, et s'engagera dans la recherche, le développement et la fabrication de semi-conducteurs de nouvelle génération afin de "renforcer la compétitivité de l'industrie japonaise" dans ce domaine, selon le ministère.

La production doit démarrer d'ici 2030 pour ces puces électroniques gravées avec une finesse de 2 nanomètres, notamment utilisées dans les ordinateurs quantiques - qui effectuent des calculs bien plus rapidement que les machines classiques - et l'intelligence artificielle.

Une plus grande finesse permet de concentrer davantage de composants dans un espace réduit, d'augmenter les performances et de réduire la consommation énergétique des semi-conducteurs.

L'équipementier nippon Denso et les groupes d'électronique et d'informatique Kioxia, Tokyo Electron et NEC, doivent également investir dans le projet.

L'enjeu stratégique des semi-conducteurs, présents dans les ordinateurs, smartphones, voitures, serveurs de données ou consoles de jeux, a encore été confirmé par les pénuries liées notamment à la pandémie, qui perturbent les chaînes d'approvisionnement mondiales depuis 2020.

"Chacun a probablement ressenti l'importance des semi-conducteurs ces dernières années", a déclaré vendredi le président de Rapidus, Atsuyoshi Koike, lors d'une conférence de presse. "Le déclin de l'industrie japonaise des semi-conducteurs suscitait également une inquiétude croissante", a-t-il ajouté.

Les tensions géopolitiques autour de la Chine ont aussi fait prendre conscience dans les pays industrialisés de la nécessité de produire localement ces composants indispensables, essentiellement importés de Taïwan et de Corée du Sud.

Le japonais Sony avait ainsi annoncé en novembre 2021 un investissement dans la future méga-usine de semi-conducteurs que le géant mondial du secteur, le taïwanais TSMC, bâtit dans le sud-ouest du Japon, et dont la production doit démarrer d'ici fin 2024.

Le Japon s'est aussi rapproché cette année de son allié américain dans la recherche-développement sur les semi-conducteurs de nouvelle génération.

La Commission européenne a annoncé au début de l'année un plan de 43 milliards d'euros pour réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis de l'Asie, tandis que le président américain Joe Biden a fait adopter cet été une loi pour investir 52 milliards de dollars dans ce domaine, dont il a fait une question de "sécurité nationale".

Les Etats-Unis ont par ailleurs édicté en octobre de nouvelles règles visant à limiter l'export de semi-conducteurs et d'équipements américains pour ce secteur, afin de compliquer leurs achats et leur fabrication par la Chine, sur fond d'une féroce rivalité technologique entre les deux superpuissances économiques.

Mercredi, l'Allemagne a elle bloqué le rachat de deux de ses usines de ce secteur par des investisseurs chinois, disant vouloir réduire sa dépendance envers Pékin et "empêcher la fuite des technologies clés et protéger l'infrastructure et les capacités de production" allemandes.

bur-mac/etb/clr