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Selima Sfar, ex-joueuse de tennis, accuse Régis de Camaret de viols : « J’ai mis 35 ans à le dire »

Selima Sfar, accuse Regis de Camaret de l’avoir violée à plusieurs reprises pendant près de trois ans. L’ex-entraîneur est déjà derrière les barreaux pour des faits similaires commis sur d’autres sportives.

Bloomberg / Bloomberg via Getty Images

TENNIS - « C’est passé de l’attouchement au viol, très vite ». Selima Sfar, une ancienne joueuse de tennis tunisienne, affirme dans un long entretien au quotidien sportif L’Équipe qu’elle a subi des viols à partir de l’âge de 12 ans et demi de son entraîneur Regis de Camaret, condamné en 2014 à dix ans de prison pour viols.

« Quand j’avais 12 ans et demi, j’ai été abusée par Régis de Camaret », pendant « pratiquement trois ans », raconte-t-elle au quotidien ce lundi 28 août.

Regis de Camaret a été condamné pour des viols aggravés sur deux anciennes élèves mineures. Vingt-six autres anciennes joueuses, dont l’ex-numéro 2 du tennis français Isabelle Demongeot, avaient témoigné d’agressions sexuelles et de viols, des faits prescrits.

« J’ai mis 35 ans à le dire publiquement »

Sur le trajet pour revenir de l’aéroport de Bordeaux, en provenance de Tunis, « il était une heure du matin, il s’est arrêté sur le bas-côté et il a commencé à me toucher », dit Selima Sfar. « À cet instant-là, je ne savais même pas ce qui se passait, je ne comprenais pas du tout ».

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« J’étais paralysée, je ne pouvais plus bouger. Je suppose que c’était un moyen de voir si j’allais réagir ou pas. J’étais sous le choc, comme si on branchait un ordinateur de 220 volts sur du 550. Tu es tétanisée », raconte-t-elle à l’Équipe.

« On a continué la route et on est arrivé chez lui, tard. À l’étage, il y avait sa fille et sa chambre, je dormais sur le canapé-lit en bas. Je me suis couchée et une heure ou deux heures après, je me suis réveillée pendant qu’il me touchait. Puis c’est passé de l’attouchement au viol, très vite », explique-t-elle.

Elle n’en parle à personne pendant des années, part en Angleterre et, finalement, « décide de ne plus avoir d’entraîneur ». « J’ai mis 25 ans à me l’avouer, 35 ans à le dire publiquement. Respect à Isabelle Demongeot et toutes les femmes qui ont parlé. Je comprends qu’on ne parle pas, il faut le faire au moment où on le sent », a-t-elle encore ajouté.

« L’enfer » ce silence

Au moment des procès de Camaret, Selima Sfar affirme être « tombée dans une vraie dépression ». « Mes parents et mes proches me disaient : “ Heureusement, toi, tu es forte, tu n’aurais pas laissé ça arriver ”. Vous n’avez pas idée le mal que ça me faisait à chaque fois que j’entendais ça, la honte que j’avais. Ça me confirmait indirectement que j’étais lâche et faible. J’ai vécu ça pendant tout le procès. L’enfer. J’avais des idées noires », explique l’ancienne joueuse, aujourd’hui âgée de 46 ans.

Selima Sfar, dont la carrière s’étale de 1993 à 2008, a parlé pour la première fois de son traumatisme à sa psychologue, et raconte s’être « allongée sur le canapé et être restée 48 heures dans le noir à pleurer ».

Sportivement, elle a atteint le top 100 mondial de la WTA, le circuit professionnel, en 2001, mais « chaque fois que j’étais sur le point de remporter une grande victoire, je me paralysais », détaille-t-elle. Régis de Camaret ou son entourage n’ont pu être joints par l’AFP.

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