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Comment la Seita combat le phénomène "puff" des e-cigarettes jetables

Les puffs sont des e-cigarettes jetables, aux designs flashys et aux saveurs très attractives pour un public bien trop jeune. Face à cette déferlante commerciale et cette aberration écologique et sanitaire, la Seita, aujourd'hui dans le giron du britannique Imperial Brands, lance son système de vapotage qui se veut plus responsable, vendu dans le réseau des buralistes.

Romain Laroche, le directeur général de la Seita, annonce le programme en dégainant sa nouvelle cigarette électronique baptisée Blu 2.0: "J’ai l’intention de remettre la Seita au centre de l’échiquier en France." L’ancienne société nationale des tabacs, aujourd’hui dans le giron du géant britannique Imperial Brands, n’a plus rien de sa splendeur passée. C’est aujourd’hui une PME de 290 salariés qui réalise 224 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle commercialise toujours les mythiques Gitanes, Gauloises et Bastos, les cigarillos Ninas et Fleur de Savane ou encore le papier Rizla +, mais les cigarettes sont fabriquées en Pologne.

Et la reconquête que le directeur appelle de ses vœux n’est pas prévue dans le tabac. "Nous ciblons les 3 millions de vapoteurs français, dont la moitié sont aussi des fumeurs, en leur proposant un système fiable, sûr et avec une batterie possédant une autonomie accrue", détaille Romain Laroche. Commercialisé dans le réseau des buralistes, Blu 2.0 est un système exclusif: un appareil vendu (9,90 euros) avec une marge faible.

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C’est en effet avec les recharges de liquide que l’entreprise prévoit de réaliser l’essentiel du profit, selon un modèle économique qui a fait la fortune de Nespresso dans le monde du café. Parmi les industriels du tabac, le concurrent British American Tobacco domine ce marché des vapoteuses commercialisées dans les bureaux de tabac, mais ce n’est qu’une partie de l’ensemble. Plus de la moitié des ventes sont réalisées dans des magasins spécialisés et un quart sur Internet. Soit au total pour l’e-cigarette, un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros en France, tous circuits confondus.

Une réaction à l'essor des e-cigarettes jetables

Le marché est donc encore loin de rattraper les 21,6 milliards réalisés par le tabac traditionnel (dont 17,6 milliards de taxes pour l’Etat). Mais le vapotage progresse, même si le nombre d’adeptes semble [...]

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