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Et si le secret de l'innovation, c'était de prendre son temps?

SP

EDITO - On ne fait pas de rupture technologique avec un objectif de rentabilité à trois ou cinq ans. Croyez-en l'expérience de Philippe Pouletty, entrepreneur, investisseur et docteur en médecine.

L'homme a roulé sa bosse en Amérique du Nord, notamment dans la Silicon Valley, avant de revenir en France, en 2001, pour créer son fonds d'investissement Truffle Capital. Spécialisé au départ dans les biotechs avec des projets comme les cœurs artificiels Carmat, il s'est diversifié depuis dans les fintechs, les greentechs et le digital.

Pour la forme, il tend deux cartes de visite: celle du directeur général de Truffle et celle de Carbios, une entreprise qu'il a fondée en 2011, qui promet de recycler le plastique quasiment à l'infini, et dont il a pris la présidence en septembre. Pour l'anecdote, il est l'inventeur du brevet sur l'amplification génique par transcriptase inverse, qui a généré les deuxièmes revenus les plus importants pour l'université de Stanford en sciences de la vie. Bref, Philippe Pouletty sait ce que représente une innovation de rupture. Il sait aussi comment elle se conçoit.

Son schéma d'investissement est en soi un modèle de rupture. Il n'investit pas dans des start-up existantes, il crée lui-même ses entreprises à partir d'une idée renforcée par des brevets qu'il va chercher à la source. Son équipe a passé des accords avec une cinquantaine d'universités ou instituts de recherche, notamment aux Etats-Unis, et évalue chaque année 500 à 600 brevets qui n'ont pas encore été publiés, pour en retenir une dizaine sous forme exclusive et mondiale.

En France, la recherche prends son temps

Il se permet au passage ce petit tacle: la recherche, aux Etats-Unis est une course à l'élitisme tandis qu'en France, elle a été "fonctionnarisée". Une négociation peut se régler en trente jours avec l'Institut Pasteur, mais elle prend souvent des mois avec le CNRS. L'université reçoit en général 4% à 5% du capital sous forme de bons de souscription d'actions, "c'est plus moral et le retour sur investissement pour eux est plus rapide", explique l'investisseur. Une fois le deal conclu, la start-up est fondée avec un petit capital d'amorçage de 500.000 euros qui perme[...]

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