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Scission des activités: pourquoi Renault risque de perdre pouvoir et indépendance en s'alliant à Geely et Aramco

Lou BENOIST / AFP

Le chinois Geely et le saoudien Aramco volent au secours de Renault. Le français risque dans l’opération de perdre la maîtrise de ses mécaniques à essence et diesel, rien que ça. Et ce, alors que ces mécaniques équipent les Dacia à bas coûts. "Horse" doit aussi regrouper les hybrides, fleuron de Renault développé avec Nissan.

et le Aramco volent au secours de Renault. Et le français risque dans l’opération de perdre la maîtrise de ses mécaniques thermiques, rien que ça! Une véritable révolution. Le constructeur de Boulogne-Billancourt doit annoncer à l’automne les contours d’une scission de ses activités (hors assemblage des voitures) en deux pôles. L’entité électrique, baptisée Ampère et basée en France, resterait contrôlée par Renault avec 10.000 salariés environ. Elle comprendrait les usines d’ (Douai, Maubeuge) dans le Nord mais aussi de Cléon (Seine-Maritime) et une grosse partie du Technocentre (Yvelines).

Mais un second pôle (nom de code "Horse"), rassemblant les sites de moteurs et transmissions pour véhicules à combustion en Espagne, au Portugal, en Roumanie, Turquie et Amérique latine avec 10.000 employés également, serait partagé entre (40%) et le chinois Geely (40%) selon l’agence Reuters, ainsi que le saoudien Aramco. Un pôle clé puisqu’il regroupera les moteurs équipant les Dacia à bas coûts ainsi que les hybrides que Renault a développé avec son allié Nissan! L’activité de moteurs française, qui se recentrera sur les électriques, ne sera pas concernée par "Horse". Certes, "les discussions avec des potentiels partenaires continuent et rien n’est encore figé", assure une source interne de Renault à Challenges. Mais ce schéma, qui a déjà été présenté au gouvernement français, semble le plus sérieux. Déjà, la de Renault et en a appelé à l'Etat actionnaire, lequel détient 15% du constructeur et 22% de ses droits de vote.

Vers un démantèlement de Renault?

Les deux partenaires potentiels sont extrêmement puissants et d’autant plus dangereux pour l’indépendance de Renault. Geely, l’énorme consortium du milliardaire Li Shufu, qui déjà fournit des voitures à Renault en Chine et en Corée est déjà l’actionnaire de référence de Mercedes-Benz Group et AB Volvo (camions). Il possède aussi 82% de Volvo Cars (voitures) mais aussi 50% des mini-voitures Smart (Mercedes). Quant au géant A[...]

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