Marchés français ouverture 6 h 41 min
  • Dow Jones

    30 932,37
    -469,63 (-1,50 %)
     
  • Nasdaq

    13 192,35
    +72,95 (+0,56 %)
     
  • Nikkei 225

    29 587,14
    +621,13 (+2,14 %)
     
  • EUR/USD

    1,2096
    +0,0009 (+0,07 %)
     
  • HANG SENG

    28 980,21
    0,00 (0,00 %)
     
  • BTC-EUR

    38 208,12
    -396,05 (-1,03 %)
     
  • CMC Crypto 200

    922,98
    -10,16 (-1,09 %)
     
  • S&P 500

    3 811,15
    -18,19 (-0,48 %)
     

Sciences Po: les "papys" font de la résistance

·2 min de lecture

Emmenés par Louis Schweitzer et Michel Pébereau, les membres historiques de la Fondation nationale des sciences politiques, entendent bien garder la main sur la succession de Frédéric Mion à la tête de l’école.

Les murs de l’ancien hôtel de Mortemart, rue Saint Guillaume, ne cessent de trembler. L’affaire Olivier Duhamel s’est bel et bien transformée en scandale Sciences Po, . Mais il en faut bien plus pour ébranler la confiance de Louis Schweitzer, l’inamovible pilier de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), dont il assure la présidence par intérim. "La stabilité des membres "fondateurs" de la FNSP joue un rôle important dans la capacité de l’école à mener des réformes innovantes", assure d’un ton monocorde l’ancien patron de Renault, âgé de 78 ans. Avec ses acolytes, il compte bien peser encore sur les choix à venir de l’école, qui repose sur une gouvernance complètement tarabiscotée.

Deux organes se partagent, en théorie, le pouvoir et auront à choisir le futur directeur de Sciences Po: le conseil de l’institut d’études politiques, qui fixe la politique de formation, et la FNSP, qui supervise la gestion. Cette dernière est de loin la plus influente. Créée en 1945, elle est censée incarner l’indépendance de l’école par rapport à l’Etat, qui lui verse quand même généreusement 70 millions d’euros par an. Son conseil d’administration de 25 membres s’est certes ouvert, en 2016, à des représentants des étudiants et des enseignants. Mais il comporte toujours un obscur collège de dix "fondateurs", qui se cooptent pour un mandat de dix ans, renouvelable une fois. Précision importante: le président de la FNSP est forcément choisi parmi eux.

Record de longévité au "collège des fondateurs"

Depuis des décennies, ils verrouillent le pouvoir et encore aujourd’hui. La moitié des "fondateurs" actuels ont pourtant couvert , brutalement décédé en 2012. Ils n’ont jamais été remis en cause, à l’image du banquier Michel Pébereau, âgé de 79 ans dont 32 ans à la FNSP. Il ne fait certes partie du collège des fondateurs que depuis 2012 mais il présidait auparavant le conseil de l’institut et siégeait donc aussi es-qualité à celui de la FNSP. Jusqu’à sa démission le 4 janvier, le[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi