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Sciences Po peine à dépasser l’entre-soi

·2 min de lecture

La Fondation nationale des sciences politiques, qui supervise la gestion de l’école, va accueillir cinq nouveaux membres dont quatre énarques. Parmi eux, Audrey Azoulay, Alexandre Bompard et Ramon Fernandez.

"Tout change pour que rien ne change." C’est le constat un brin désabusé d’un enseignant de Sciences Po, après trois mois d’un feuilleton interminable pour renouveler les membres de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), chargée de superviser la gestion de l’école. Le président par intérim, Louis Schweitzer, vient d’annoncer le nom des cinq heureux élus qui vont intégrer le conseil: Audrey Azoulay, Ramon Fernandez, Alexandre Bompard, François Delattre et Philippe Martin. A l’exception de ce dernier, tous sont des énarques, bien connus dans les hautes sphères de l’Etat et du business. Un renouvellement qui ne devrait pas mettre fin aux accusations récurrentes d’entre-soi.

Les cinq personnalités en question ont vocation à intégrer le fameux collège des "fondateurs", qui rassemble 10 membres sur les 25 du conseil de la FNSP. Les "fondateurs" se cooptent pour un mandat de dix ans, renouvelable une fois, et le président de la FNSP est toujours choisi parmi eux. Depuis des décennies, ils verrouillent le pouvoir. Outre la démission d’ et de son ami Marc Guillaume, les quatre membres les plus âgés devaient partir d’ici au 10 mai: les anciens patrons Louis Schweitzer et Michel Pébereau, le politique Pascal Lamy et l’économiste Jean-Paul Fitoussi.

Processus bancal

, les membres "historiques", emmenés par Schweitzer et Pébereau, ont à tout prix voulu garder la main sur le choix de leurs successeurs. Ils ont passé un deal avec les représentants des enseignants pour monter un "comité de recherche", non prévu par les statuts, composé à parité entre "fondateurs" et professeurs. Dans un souci de renouvellement des profils, ces derniers avaient proposé plusieurs noms d’universitaires dont celui de Philippe Martin mais aussi de l’économiste irlandais Kevin O’Rourke, professeur à NYU Abu Dhabi, ou de François Héran, sociologue au Collège de France.

Seul Martin a été retenu. Il faut dire que son profil convient à tout le monde. Déjà professeur à Sciences Po et économi[...]

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