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La science, garde-fou politique et rempart citoyen

C'est peu de dire qu'ils sont bouleversés. Certains scientifiques s'efforcent depuis des années, dans de nombreux pays, de jeter des ponts entre science et société, voire conseillent leur gouvernement.

C'est peu de dire qu'ils sont bouleversés. Certains scientifiques s'efforcent depuis des années, dans de nombreux pays, de jeter des ponts entre science et société, voire conseillent leur gouvernement. Ils se retrouvent aujourd'hui la cible d'attaques tout sauf sympathiques. Pourtant, ils se disent qu'il faut poursuivre, même menacés de mort pour avoir apporté telle preuve, donné tel conseil et l'avoir publiquement fait savoir dans un état démocratique, qu'il s'agisse de questions de vaccination, de climat, de pesticides…

La biologiste écossaise Anne Glover, première à occuper le poste de conseillère scientifique principale du président de la Commission européenne il y a dix ans, en a fait l'expérience. Lors d'un symposium fin avril à Bruxelles intitulé "Science Advice under Pressure" (Conseils scientifiques sous pression), réunissant un aréopage international de "scientifiques en chef" - leur appellation dans la tradition anglo-saxonne -, elle témoignait: "Les gens n'aiment pas les preuves quand elles vont contre leurs croyances.

Alors, ils s'attaquent aux personnes."

Et s'inquiétait de la tendance à "l'amplification des vociférations" sur les réseaux sociaux, alors que, plus que jamais, il y a nécessité que les scientifiques fassent état des connaissances avérées avec honnêteté et la plus grande clarté possible. S'il y a des incertitudes, qu'ils les disent aussi. Sans tomber dans le piège des politiques qui voudraient se cacher derrière eux. Les uns conseillent, les autres décident. Pour le Québécois Rémi Quirion, qui a vu défiler trois Premiers ministres de lignes politiques différentes, c'est à cette condition qu'on reste crédible. Encore faut-il savoir… parler science.

Certains pensent que l'important est de fournir une connaissance utile. Cette injonction n'est pas toujours partagée.

En recherche fondamentale, les scientifiques peuvent ainsi vouloir privilégier la justesse à l'utilité. Mais un mouvement grandissant se fait jour, celui de l'engagement. La fonda[...]

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