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Scandale du Mediator : la lanceuse d'alerte Irène Frachon monte au front avant le procès en appel

Michel Euler/AP/SIPA

INTERVIEW – La pneumologue brestoise, qui avait révélé le scandale du Mediator en 2010 et raconte son "long combat" dans une BD, espère que le procès en appel qui s’ouvre lundi 9 janvier aboutira à des "condamnations exemplaires" de Servier.

Le scandale du Mediator revient sur la scène judiciaire en ce début d’année. Le procès en appel de cette affaire hors normes, révélée par la pneumologue brestoise Irène Frachon en 2010, s’ouvre ce lundi 9 janvier et durera six mois. Le 29 mars 2021, les Laboratoires Servier avaient été reconnus coupables de tromperie aggravée, d’homicides et blessures involontaires et condamnés à verser 2,7 millions d’euros d’amende, ainsi que 180 millions de dommages et intérêts aux victimes de ce médicament antidiabétique détourné comme coupe-faim. Le groupe a, en revanche, été relaxé des faits d'obtention indue d'autorisation de mise sur le marché et d'escroquerie. "Avec ce second procès, tout est remis en jeu", selon le Dr Irène Frachon qui espère "des condamnations exemplaires et dissuasives" pour Servier. La lanceuse d’alerte raconte, par ailleurs, son "long combat" contre le laboratoire dans une bande-dessinée choc qui vient de paraître aux éditions Delcourt*.

Challenges – Vous aviez exprimé votre déception après le verdict en première instance, qu’attendez-vous de ce procès en appel?

Irène Frachon – Le premier jugement n’a pas suivi toutes les réquisitions du parquet. Loin s’en faut. Servier a été relaxé sur deux piliers de l’affaire: l’obtention indue d’une autorisation de mise sur le marché, c’est-à-dire la commercialisation frauduleuse d’un produit présenté comme un antidiabétique alors qu'en fait c'est un dérivé d'amphétamines coupe-faim ; et l’escroquerie, sachant que ce médicament vendu comme un antidiabétique a été remboursé par la Sécurité sociale dès 1976. Certes, le laboratoire a été condamné pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, le pilier le plus grave et le plus dramatique du scandale. On parle de toxicité du produit et de dissimulation de cette toxicité qui a empoisonné des milliers de victimes. Et naturellement, on attend une confirmation de cette condamnation en appel. Même si je trouve qu’elle est insuffisante. Aucune peine de prison [...]

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