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Scandale du "Madoff des manuscrits" : procès en vue pour le fondateur d’Aristophil

Maxppp

Les derniers des 130.000 manuscrits saisis lors de la faillite d'Aristophil ont été vendus aux enchères et le procureur de la République a remis son réquisitoire : le procès de celui qu'on a surnommé "le Madoff des manuscrits", se profile. Un procès très attendu par ses 18.000 victimes.

L’enchaînement est presque naturel, mais il est parfaitement fortuit : la vente aux enchères des manuscrits saisis après la faillite du groupe Aristophil vient de se terminer, au moment même où le procureur de la République a remis son réquisitoire. Enfin.

Enfin, car son travail a été exceptionnellement long : l’instruction est en effet close depuis trois ans et demi... Une ordonnance devrait maintenant être rendue, sans doute d’ici fin janvier, pour permettre l’ouverture d’un procès très attendu. Il pourra sans doute se tenir à la fin de l’année 2023.

Cela fait maintenant 7 ans que 18.000 clients, qu’on peut aussi appeler victimes, attendent une décision de justice. Ils sont regroupés dans 2.244 parties civiles qui espèrent récupérer une partie des 850 millions d’euros investis dans des manuscrits anciens, dont la cote s’est effondrée.

Escroquerie en bande organisée

Face à eux, le fondateur d’Aristophil, 76 ans aujourd’hui (sur la photo, on le voit, en septembre 2014, un an avant la chute de sa société, exhiber un de ses plus fameux manuscrits : le contrat de mariage de Napoléon 1er et Joséphine de Beauharnais). Depuis 2015, il est poursuivi depuis 2015 pour "escroquerie en bande organisée", "pratiques commerciales trompeuses" et, entre autres, "blanchiment".

La justice le soupçonne d’avoir revendu 130.000 manuscrits anciens (lettres de Napoléon, de Victor Hugo, de Gauguin…), via des conseillers en gestion de patrimoine, à des investisseurs, soit en la pleine propriété, soit en indivision avec d’autres épargnants. Les manuscrits, évalués à l’époque autour de 1,2 milliard d’euros, devaient être conservés cinq ans, puis revendus sur le marché par Aristophil, qui faisant miroiter à ces investisseurs des rendements mirobolants de 8% par an. Ces gains ne se sont jamais matérialisés.

Le 5 mars 2015, le parquet de Paris confiait une information judiciaire à la juge d’instruction Charlotte Bilger (qui a depuis fait un passage rapide au ministère de la justice, comme co[...]

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