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Sauvé par l'Etat, EDF laissera de mauvais souvenirs à ses actionnaires

PASCAL ROSSIGNOL

L'Autorité des marchés financier a dit oui à l'Etat pour son rachat du producteur d'électricité. Mais après une introduction en Bourse en fanfare il y a dix-sept ans, le géant français de l’électricité s'est brûlé les ailes. Le conte de fées a viré au cauchemar pour les petits actionnaires.

Le verdict est tombé: mardi 22 novembre, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a donné son feu vert pour le rachat d'EDF par l'Etat qui détenait déjà 84% du capital de l'énergéticien. "L’AMF n’est pas juge du prix, mais elle a examiné de façon très approfondie si toutes les conditions, notamment de contre-expertise sur le prix avec un expert indépendant, ont été respectées", a indiqué sa présidente Marie-Anne Barbat-Layani. Une décision qui referme une parenthèse boursière de plus de 17 ans, dans laquelle le courant n'est jamais vraiment passé entre EDF et le marché.

Tout avait pourtant commencé comme une success-story: le 21 novembre 2005, EDF, pour l’introduction de 15 % de son capital, avait attiré près de 5 millions de souscripteurs, record absolu dans l’histoire des privatisations françaises.

A l’époque, les épargnants avaient de quoi être séduits: une valeur de "bon père de famille" avec encore un quasi-monopole sur son marché, un bel avantage compétitif grâce à son parc nucléaire, des finances saines permettant d’espérer des dividendes réguliers, et un actionnaire ultra-majoritaire - l’Etat français - en garant... Près de 120.000 salariés et retraités du groupe étaient aussi entrés au capital de "leur" entreprise.

Lire aussiCorrosion, grand carénage, EPR2 : les trois travaux d’Hercule d’EDF

Chute du cours de 70 %

Les deux premières années de cotation ont été idylliques: intégré d’entrée au CAC 40, le cours du groupe électricien a été multiplié par 2,6 en à peine deux ans, pour devenir la plus grosse capitalisation de la place parisienne, devant le pétrolier Total.

Mais la crise financière de 2008 et une politique d’achats très coûteuse (British Energy en 2009, l’italien Edison et le fabricant de panneaux photovoltaïques Photowatt en 2012) vont venir assécher les finances du groupe et faire baisser le cours de Bourse.

Ajoutez à cela un Etat tiraillé entre sa position d’actionnaire et son rôle de défenseur de l’intérêt général, un parc nucléaire vieillissant[...]

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