Sale temps pour le monsieur propre du sport business

C'est ce qu’on appelle «un rejet de greffe». Il y a quelques mois, l’avocat Didier Poulmaire passait pour l’agent sportif du moment : diplômé de Sciences po, formé dans le prestigieux cabinet Gide Loyrette Novel, toujours prêt à évoquer ses «best practices» en matière de «licensing» devant des footballeurs qui avaient pour la plupart arrêté l’anglais (et le reste) en troisième. Aujourd’hui, le milieu des agents autodidactes rêve de lui faire ravaler ses vestes en tweed. Il vient de perdre coup sur coup Laure Manaudou et Yoann Gourcuff. «Ses deux têtes de gondole», se délecte l’un de ses ennemis. Réplique de l’intéressé : «On raconte n’importe quoi à mon sujet. Dans le sport, les gens qui ont des idées ne rentrent pas dans le moule et sont marginalisés.»

Un incompris, Didier Poulmaire ? En réalité, l’ancien conseil d’Isabelle Adjani semble éprouver la limite de son système. Prenez Yoann Gourcuff, qui vient de rejoindre l’écurie de Jean-Pierre Bernès, le parrain du football français. Pour rassurer ses parents et le sortir dans les défilés de Louis Vuitton, l’avocat savait y faire. Mais pour signer les contrats de sponsoring, le bilan reste mitigé : hormis quelques publicités avec Adidas et le jeu vidéo Pro Evolution Soccer, de Konami, il n’a pas réussi à transformer le beau gosse en égérie Christian Dior. Certes, les performances médiocres du joueur ont peu favorisé le business. Mais, à en croire Bixente Lizarazu, l’avocat n’a pas non plus aidé le milieu de terrain de l’Olympique lyonnais (OL). «Il en a fait une star de papier glacé. Je suis assez inquiet pour son retour en équipe de France», a taclé le Basque toujours bondissant sur RTL.

Avec Poulmaire, Manaudou donnait l'image d'une fille capricieuse

Sur ce point, le carnet d’adresses de Bernès devrait peser davantage que l’expertise juridique de Poulmaire : c’est cet agent à la réputation sulfureuse qui gère la carrière de Laurent Blanc, le sélectionneur ...

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