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Ces salariés s'éclatent dans leurs "bullshit jobs", ils racontent

·2 min de lecture

Lorsqu'on lui demande si son job a du sens, Grégoire*, 45 ans, s'esclaffe et répond comme une évidence : «Ben non, mon boulot ne sert à rien !» Mais il précise aussitôt, les yeux pétillants : «Mais j'adore ce que je fais.» Spécialiste en content marketing, Grégoire aide les marques à «s'exprimer» en les aidant à créer un contenu musical, visuel, une histoire, des valeurs à défendre, un message à faire passer autour de leurs produits. «Mon travail sert d'abord à faire vendre, en faisant en sorte qu'une marque soit plus inspirante, éducative, divertissante… On ne peut pas dire que ce soit socialement très "utile", même si c'est souvent passionnant intellectuellement !»

Il arrive certes que «ça serve à quelque chose». Par exemple, ce projet mené au sein du groupe Havas pour le gouvernement de l'archipel de Palau, dans le Pacifique, qui connaît de gros problèmes de pollution liés à son activité touristique intense. «Pour sensibiliser les visiteurs sans les faire fuir, nous avons créé le Palau Pledge, un tampon sur le passeport avec des commandements de bonne conduite que les touristes signent dès leur arrivée à l'aéroport», raconte Grégoire, fier d'avoir accompli pour ce projet-là quelque chose de «vertueux».

Mais il reconnaît volontiers que la plupart de ses missions n'ont pas cet impact. La vérité, c'est qu'il s'éclate dans son boulot. Et cela fait vingt ans que ça dure : très bien payé, il voyage, il rencontre des artistes et évolue dans un univers stimulant intellectuellement. Alors, pourquoi bouder son plaisir ?

>> A lire aussi - Bullshit job, perte d'intérêt... les salariés en quête de sens dans leur travail

Dès 2013, l'anthropologue britannique David Graeber lançait dans un court essai au succès mondial la notion de «bullshit jobs», ces boulots vides de sens qui seraient totalement superflus, voire néfastes pour la société et les malheureux qui les occupent. Dans son collimateur, les jobs du secteur tertiaire, liés à la bureaucratisation galopante de nos entreprises: (...)

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