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Salaires 2022: Le temps des augmentations face à l'inflation

AFP PHOTO PHILIPPE HUGUEN

Sous pression inflationniste, les entreprises octroient des hausses jamais vues depuis une génération. Tout en cherchant à ajuster leur stratégie, entre primes et gratifications individuelles. Pour s’évaluer, explorez nos 111 fiches avec plus de 400 métiers, réalisées en partenariat avec l’Apec.

"Quand vous avez une augmentation des dividendes pour vos actionnaires, l’entreprise doit avoir un mécanisme identique pour les salariés", a souligné Emmanuel Macron lors de son interview sur France 2 le 26 octobre dernier, demandant aux employeurs de "soit faire de l’intéressement et de la participation, soit augmenter les salaires". Les salaires… Le sujet de l’automne, entre pénuries de carburant et inflation galopante.

Car les raffineries de TotalEnergies n’ont pas eu le monopole des mobilisations: Renault, Safran, EDF et même L’Oréal ont connu leur mouvement. Et si tout le monde n’a pas obtenu une hausse de salaire de 7%, lâchée par la major pétrolière, ou de 8% comme à EDF, les salariés de L’Oréal ont eux aussi de quoi se réjouir: une augmentation de 4,5% pour les cadres et de 7,9% pour les ouvriers, à partir de janvier 2023, avec une prime de 2.000 euros, au terme de négociations anticipées. Car de mois en mois, la hausse des prix grignote le pouvoir d’achat. "On a l’habitude d’un système avec 2% d’inflation, note Patrick Artus, conseiller économique de Natixis. Cette année, on passe à 7%. Il est clair que les salariés ne vont pas s’y retrouver." Comme l’indique Gilles Gateau, le directeur général de l’Apec, partenaire de Challenges sur ce dossier sur les salaires, "personne n’avait anticipé une inflation d’une telle ampleur, et les entreprises hésitent encore sur la stratégie à adopter".

Indexation risquée

A situation inédite, réactions inédites. La CGT et certains élus à gauche réclament un retour à l’indexation des salaires sur l’inflation, abandonnée il y a quarante ans. "Un choix à éviter, estime Patrick Artus, car cela risque d’amener à une spirale beaucoup plus déstabilisante." Et d’insister sur l’incertitude profonde qui règne sur l’avenir. "La BCE affirme que l’inflation est transitoire. Attention, tous les économistes l’ont sous-estimée en 2022, et jamais il n’y a eu autant de divergences entre eux sur les scénarii 2024. Nous sommes face à un vrai ri[...]

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