Marchés français ouverture 1 h 35 min
  • Dow Jones

    33 781,48
    +183,56 (+0,55 %)
     
  • Nasdaq

    11 082,00
    +123,45 (+1,13 %)
     
  • Nikkei 225

    27 901,01
    +326,58 (+1,18 %)
     
  • EUR/USD

    1,0578
    +0,0018 (+0,17 %)
     
  • HANG SENG

    19 860,81
    +410,58 (+2,11 %)
     
  • BTC-EUR

    16 283,78
    +272,42 (+1,70 %)
     
  • CMC Crypto 200

    406,05
    +11,36 (+2,88 %)
     
  • S&P 500

    3 963,51
    +29,59 (+0,75 %)
     

Salaires 2022: une "prime Macron" élargie mais consommée avec modération

France 2

L'intérêt de la prime de partage de valeur (PPV), accessible aux cadres depuis la loi pour la protection du pouvoir d'achat publiée en août dernier, est double: pas de cotisations sociales et patronales pour l'entreprise, défiscalisation pour les salariés. Mais elle reste en réalité consommée avec beaucoup de prudence.

Changement de nom, même fonction. Inscrite au programme de campagne d'Emmanuel Macron, la loi pour la protection du pouvoir d'achat publiée en août dernier a transformé l'ancienne prime exceptionnelle de pouvoir d'achat (Pepa), née pendant la crise des "gilets jaunes", en une prime de partage de la valeur (PPV), désormais accessible aux cadres. Plafonné à 3.000 euros par an, son montant peut monter à 6.000 euros si l'entreprise signe un accord de participation et d'intéressement, si la prime est versée par un organisme d'intérêt général ou encore si elle est versée aux travailleurs handicapés relevant d'un Esat (établissement et service d'aide par le travail). La PPV peut être attribuée selon des critères de rémunération, de classification, d'ancienneté ou de durée de présence effective pendant l'année écoulée.

Un double intérêt

L'intérêt de la "prime Macron" est double: elle est exempte de cotisations sociales et patronales pour l'entreprise, et elle est défiscalisée pour les salariés dont le brut est inférieur à 3 fois le smic, soit 60.408 euros (le salaire médian des cadres s'établit à 51.000 euros selon l'Apec). En 2021 et 2022, plus de 500.000 établissements ont versé 2,8 milliards d'euros de primes de pouvoir d'achat à 5,2 millions de salariés. Mais les montants restent souvent très en deçà du plafond autorisé: 500 euros en octobre 2022 par Renault, 500 à 1.000 euros pour Bouygues, 900 euros à la Matmut, 1.000 à 1.500 euros à LVMH, pour ceux dont le salaire brut annuel est inférieur à 60.000 euros.

Lire aussiSalaires 2022 : Le temps des augmentations face à l'inflation

Selon l'enquête flash Deloitte d'octobre 2022, les prévisions d'utilisation de la prime pour les cadres en 2023 sont de 500 euros en moyenne, soit autant que le montant de la prime Pepa en 2022. Celle-ci n'est par ailleurs pas prise en compte pour le calcul de la retraite, des indemnités journalières ou du taux d'endettement dans le cadre d'un prêt immobilier. Autant de raisons de ne pas y voir [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi