Marchés français ouverture 8 h 35 min
  • Dow Jones

    32 223,42
    +26,76 (+0,08 %)
     
  • Nasdaq

    11 662,79
    -142,21 (-1,20 %)
     
  • Nikkei 225

    26 547,05
    +119,40 (+0,45 %)
     
  • EUR/USD

    1,0433
    +0,0016 (+0,16 %)
     
  • HANG SENG

    19 950,21
    +51,44 (+0,26 %)
     
  • BTC-EUR

    28 909,70
    -1 215,44 (-4,03 %)
     
  • CMC Crypto 200

    667,04
    +424,36 (+174,87 %)
     
  • S&P 500

    4 008,01
    -15,88 (-0,39 %)
     

Le salaire des patrons flambe, les actionnaires bouillonnent

·2 min de lecture

Les bons résultats des grands groupes boostent les rémunérations de leurs dirigeants. Et braquent les assemblées générales, qui réclament des comptes.

Ce 13 avril, la foudre s’est abattue sur Stellantis. Réunis en assemblée générale, les actionnaires du constructeur automobile (issu de la fusion entre Peugeot-Citroën et Fiat Chrysler) ont voté à 52% contre la rémunération du en raison de l’envolée des bénéfices. Il atteint même 66,6 millions, si l’on ajoute les différents plans de rémunération en actions, selon les calculs de la société de gestion Phitrust et de l’agence Proxinvest. Un record absolu pour un patron français.

Votes contournés

Ce rejet des actionnaires rappelle le précédent et premier dirigeant français à avoir vu sa rémunération contestée par les actionnaires en 2016. A l’époque, le conseil d’administration avait néanmoins maintenu cette rémunération. Face à l’indignation publique, le gouvernement avait rendu le vote des actionnaires contraignant et non plus simplement consultatif. Sauf que le scénario est bien parti pour se reproduire cette année avec Stellantis, dont le siège se situe à Amsterdam. Dans le droit néerlandais, le "say on pay" n’est en effet pas astreignant. "C’est ni plus ni moins un déni : les actionnaires ont voté et le conseil d’administration leur répond que ce vote n’est que consultatif ", enrage Charles-Henri d’Auvigny, président de la fédération des actionnaires individuels.

La révolte actionnariale n’est peut être pas terminée. Grâce aux bons résultats des entreprises en 2021, le salaire moyen des dirigeants du CAC 40 est passé de 4,5 millions d’euros en 2020 à 8,7 millions l’an dernier, d’après les données de Scalens, agence spécialisée dans la relation des sociétés cotées avec leurs actionnaires. "La hausse des rémunérations s’explique, mais ça ne doit pas déraper!" , estime Loïc Dessaint, responsable des questions de gouvernance à Proxinvest. En plus de Carlos Tavares, plusieurs autres grands patrons dépassent largement les 10 millions d’euros, au risque de choquer l’opinion en pleine campagne présidentielle, et d’obliger les deux candidats à prendre position. Emmanuel [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles