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Salaire des enseignants: les promesses de Macron se dégonflent

AFP - Ludovic MARIN

Le ministre de l'Education nationale lance aujourd'hui les négociations salariales avec les syndicats des enseignants sous la pression de promesses électorales mirobolantes d'Emmanuel Macron et alors que l'OCDE souligne encore aujourd'hui le retard énorme qu'a la France en la matière.

Grosse journée pour le ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye. Il passe la matinée à l’OCDE pour s’entendre dire, comme chaque année depuis que , que la France accuse un retard astronomique sur ces voisins européens en matière de rémunération de ses enseignants. "Malgré un léger frémissement de 4% entre 2015 et 2020, les salaires français restent très en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE", analyse Eric Charbonnier, l’expert de l’OCDE. Après quinze ans d’expérience, un professeur en élémentaire touche 19% de moins que la moyenne. Et même après ce début de carrière particulièrement laborieux en France, un écart demeure. Au top niveau, un professeur de lycée en fin de carrière, perçoit encore 6% de moins que ses homologues européens. La comparaison devient véritablement une honte nationale lorsqu’elle se concentre sur les pays les plus développées de l’Union européenne: , en primaire, au collège comme au lycée. Même la Finlande, connue pour son système à la fois performant et frugal, paie ses enseignants entre 15 et 17% de plus que la France. Il n’y a guère que la Grèce et l’Italie pour faire moins bien.

935 millions prévus au budget 2023

Ces éléments, s’ils ne sont pas nouveaux, tombent à point nommé puisque Pap Ndiaye reçoit aujourd’hui à 15 heures, toutes les organisations syndicales représentatives (FSU, UNSA, SGEN, FO, CGT, SNAALC) dans le cadre du Conseil national de la refondation "Education". C’est le top départ d’une grande négociation salariale dont il a promis qu’elle mènerait à une augmentation des professeurs "inédite"! Avec une enveloppe de 1,135 milliard d’euros à distribuer à la rentrée 2023 -dont 935 millions d'euros rien que pour les professeurs- (2,8 milliards en année pleine), le nouveau locataire de la rue de Grenelle compte bien donner au métier dangereusement déserté d’enseignant, un véritable "choc d’attractivité". Il y a un an, Jean-Michel Blanquer, encore ministre de l’Education nationale, promettait une revalorisation "historiq[...]

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