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Les sages-femmes de nouveau en grève pour quatre jours

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Plusieurs syndicats plaident pour davantage d'effectifs en maternité, une meilleure rémunération et une 6e année d'étude.

À l'appel de plusieurs syndicats (ONSSF, UNSSF, FO, CGT, CFDT, CFTC...), les sages-femmes "en colère" et "épuisées" sont en grève pour quatre jours, à compter de ce vendredi, pour réclamer des effectifs en maternité, une meilleure rémunération et une 6e année d'étude.

"Tout le monde résume notre mouvement à des questions salariales mais c'est vraiment un tout. Il faut améliorer nos conditions d'exercice et l'organisation des maternités", a déclaré Caroline Combot, secrétaire générale de l'ONSFF, l'une des deux principales organisations syndicales de la profession. "Nous avons eu un entretien téléphonique avec le cabinet d'Olivier Véran en début de semaine et d'autres rencontres vont être organisées", a-t-elle précisé ajoutant qu'il fallait maintenant maintenir "la pression sur le gouvernement et les établissements".

L'UNSSF, autre organisation syndicale de la profession, indique dans un communiqué avoir "accueilli favorablement le maintien des sages-femmes hospitalières dans la fonction publique par la création d'une filière médicale, en revanche la revalorisation salariale n'est pas à la hauteur". Même son de cloche de la CGT Santé Action Sociale qui réclame "de mettre leur rémunération au niveau de leur formation et de leurs responsabilités" dans son préavis de grève.

Une précédente grève fin septembre

L'UNSSF demande "une réécriture urgente des décrets de périnatalité en y intégrant des ratios de professionnels par secteur d'activité afin de garantir une qualité de vie au travail et une prise en charge respectueuse des familles". Rejoint par FO qui souhaite "le doublement en effectifs des sages-femmes à hauteur de 1 femme = 1 sage-femme".

Les sages-femmes étaient déjà en grève du 24 au 26 septembre et sont descendues dans la rue à six reprises cette année.

"On espère pouvoir obtenir des choses, pour nous les sages-femmes, mais l'objectif c'est que l'on puisse bien faire notre travail, que cela se passe bien pour les mères et les enfants dont on a la charge car c'est absolument effarant de voir dans quelles conditions les femmes sont accueillies et prises en charge dans les maternités", a ajouté Caroline Combot.

Article original publié sur BFMTV.com

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