La bourse est fermée
  • Dow Jones

    29 619,96
    -290,41 (-0,97 %)
     
  • Nasdaq

    12 198,28
    -7,57 (-0,06 %)
     
  • Nikkei 225

    26 433,62
    -211,09 (-0,79 %)
     
  • EUR/USD

    1,1936
    -0,0034 (-0,29 %)
     
  • HANG SENG

    26 341,49
    -553,19 (-2,06 %)
     
  • BTC-EUR

    16 240,82
    +27,46 (+0,17 %)
     
  • CMC Crypto 200

    380,49
    +15,89 (+4,36 %)
     
  • S&P 500

    3 620,83
    -17,52 (-0,48 %)
     

Sénégal: des migrants meurent noyés après le dessalage de leur pirogue

·2 min de lecture

Une pirogue, qui a chaviré suite à l'explosion de son moteur, a endeuillé tout un quartier de Saint-Louis. À bord, peut-être 200 migrants qui avaient pour destination l'Espagne. Pour le moment, les habitants et la presse sénégalaise parlent d'une vingtaine de décès, et le président Macky Sall évoque « la perte de plus d'une dizaine de jeunes ». Dans un message publié sur les réseaux sociaux dans la nuit de dimanche à lundi, le chef de l'État a présenté ses « condoléances émues aux familles éplorées ».

Avec notre correspondante à Dakar, Théa Ollivier

Les images de l’épaisse fumée noire qui se dégage d’une mince pirogue ont choqué et indigné les habitants de Saint-Louis. À son bord, des migrants originaires du quartier de Pikine qui se sont retrouvés à la mer, à plus de 80 km au large de Mbour.

Familles et amis cherchent désespérément des nouvelles de leurs proches qui ont disparu, comme Papis Lam qui attend un signe de vie de ses trois frères, montés dans cette pirogue.

L’armée sénégalaise affirme en effet avoir sauvé « 51 rescapés ». D’autres auraient été récupérés par des pêcheurs. Mais il est encore impossible de définir le nombre exact de survivants. La Marine nationale a ainsi poursuivi les recherches sur la zone, « mais n’a pas trouvé de corps sans vie » pour le moment.

À Saint-Louis, les habitants du quartier parlent au minimum d’une vingtaine de morts, selon les témoignages de plusieurs rescapés.

Ce type d’embarcation prend souvent à bord environ 200 passagers. Ici, la majorité était des jeunes issus d’un quartier populaire, sans emploi et qui voulaient rejoindre l’Espagne comme ont réussi à le faire quelques amis le mois passé.

► À lire aussi : Les îles Canaries, nouvelle «prison» pour migrants de l'Europe