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Sélectionner les profs : Pourquoi Macron a raison

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EDITO. Les syndicats enseignants ne se sont pas grandis en rejetant en bloc une décision d’Emmanuel Macron pourtant pleine de bon sens: celle qui consiste à donner au directeur d’une école des quartiers difficiles la possibilité de choisir ses enseignants. C’est pourtant une mesure qui a déjà fait ses preuves dans l’Education Nationale et qu’il est temps de l’élargir.

Les syndicats de l’Education nationale se sont étouffés en écoutant le discours d’Emmanuel Macron jeudi 2 septembre à Marseille. Emmanuel Macron propose, sous forme d’expérimentation, de "donner plus de liberté" aux directeurs de 50 écoles à compter de la prochaine rentrée scolaire. "Il faut que les directeurs puissent choisir les équipes pédagogiques", c’est-à-dire, "choisir les enseignants afin d’être sûr qu’ils sont pleinement motivés et qu’ils adhèrent au projet. Ce qui est normal parce que c’est dur." Macron souhaite aussi élargir ce type de recrutement aux acteurs extra scolaires qui partagent cet objectif. C’est un test et si "les résultats sont concluants, nous les généraliserons".

La perversité du système

Que n’avait-il pas dit! Ce principe qui veut que notamment dans les quartiers difficiles un directeur d’école puisse choisir des enseignants ultra-motivés, comme cela existe dans de nombreux pays, choquent profondément les syndicats enseignants. "Jamais il n’y a eu de remontées, que ce soit à Marseille ou ailleurs, que nous sommes face à des écoles où les enseignants seraient inadaptés aux projets d’école", a osé Stéphane Crochet du syndicat pourtant souvent constructif, SE-Unsa. Autrement dit aux yeux du leader Unsa, tous les enseignants seraient adaptés, formés, heureux et motivés, déterminés pour travailler dans les zones REP + (ex ZEP). Mais ce n’est pas le seul à s’opposer à ce projet. " A partir du moment où l’on recrute son équipe comme on veut, on fait en sorte que l’éducation ne soit pas pareille partout pour tout le monde", avance Pascal Pons, enseignant dans les quartiers Nord. Parce que l’école et les savoirs sont vraiment enseignés de la même façon dans la France entière? Arrêtons de nous voiler la face! " C’est une réponse qui est complètement à côté de la plaque, c’est idéologique et ne répond pas du tout aux besoins, s’énerve Caroline Chevet, secrétaire départementale de la FSU pour les Bouches-du-Rhône, les enseignants ont une culture d’éc[...]

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