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Sécurité du Mondial de rugby : ne pas se louper à moins d'un an des JO

Autour du Stade de France à Saint-Denis, en plein Paris place de la Concorde au "village rugby" mais aussi à Bordeaux, Marseille, Lyon, Toulouse : le gouvernement français doit assurer et roder ses dispositifs de sécurité lors du Mondial de rugby, moins d'un an avant les JO.

Contrairement aux Jeux de 2024 (26 juillet-11 août), la Coupe du monde n'est pas concentrée en Ile-de-France. Mais le fiasco de la finale de la Ligue des champions au Stade de France en mai 2022 focalise l'attention sur ce terrain de Seine-Saint-Denis.

C'est là que débutera le Mondial de rugby vendredi soir par une affiche de rêve, France - Nouvelle-Zélande.

Lors d'une conférence de presse commune, les ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin et des Sports Amélie Oudéa-Castéra ont fait part mercredi de leur "confiance" dans "la réussite organisationnelle", assurant avoir "tiré les leçons" de mai 2022.

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Les billets sont tous dématérialisés et, "au lieu de nous concentrer sur le hooliganisme", a dit M. Darmanin, "nous avons quintuplé le nombre de forces de police dans la lutte contre la délinquance", le "danger principal".

Quelque 2,5 millions de spectateurs, dont 600 000 étrangers, sont attendus pour un évènement qui durera près de deux mois (8 septembre-28 octobre).

Si le gouvernement est vigilant face à la menace terroriste, Gérald Darmanin a affirmé qu'il n'y avait "pas de menace particulière pour la Coupe du monde de rugby".

"Sur les questions de sécurité, sur d'autres sujets, c'est dans une certaine mesure un test, un essai qui doit être réussi", avait déjà expliqué il y a plusieurs semaines Michel Cadot, délégué interministériel aux JO et aux grands évènements sportifs.

Autorisées par la loi olympique de 2023, les caméras dites "intelligentes", qui permettent de signaler des mouvements de foule suspects, des départs de feux ou la présence d'une personne dans une zone interdite, ne sont pas encore prêtes à être utilisées.

Drones à l'affût

En revanche, l'Etat a depuis plusieurs mois renforcé le nombre de caméras de vidéosurveillance en Seine-Saint-Denis, en mettant un million d'euros sur la table. Quant aux drones de la police, autorisés depuis le printemps, ils volent régulièrement au-dessus de l'Ile-de-France lors de matches, concerts ou après des faits divers.

Côté effectifs, entre "5 500 et 7 000 forces de sécurité intérieure" seront mobilisées, ont rappelé les deux ministres.

Côté sécurité privée, contrairement aux JO qui peinent à trouver des troupes, le Mondial a besoin de quatre fois moins de vigiles : 5 000 à 6 000 soit l'équivalent d'"une journée de Ligue 1 de football", selon Jacques Rivoal, président du comité d'organisation du Mondial.

Le centre de renseignement olympique, créé pour les JO, sera aussi utilisé. Sans oublier la menace cyber, alors que "la surface d'exposition" du Mondial et des JO "à des attaques informatiques demeure très importante", comme l'a récemment rappelé l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'informations (Anssi).

Un centre national de commandement stratégique (CNCS), mis en place spécialement pour le Mondial et les JO et opérationnel depuis quelques jours, a été inauguré officiellement mercredi par les deux ministres.

Policiers irlandais, Charles III et pape François

"Fluidité, sécurité et efficacité" car "les yeux du monde vont être tournés vers nous", a par ailleurs résumé à Bordeaux le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Etienne Guyot, en détaillant le dispositif : trois commissariats mobiles, au stade et à la gare notamment, et 900 policiers et gendarmes les jours de match.

En invités vedettes pour le week-end du 9-10 septembre, lors d'Irlande-Roumanie et Galles-Fidji, quatre policiers irlandais faciliteront les échanges avec les anglo-saxons.

Des volontaires de l'organisation et de la métropole aiguilleront les spectateurs à la gare et à l'aéroport. En plus des supporters, Bordeaux verra passer le roi Charles III, en visite en France.

A Paris, une fan zone située place de la Concorde, avec 40 000 personnes attendues au plus fort, permettra de tester côté flux et transports le lieu de compétition des sports urbains olympiques à l'été 2024.

La ville de Marseille, elle, se prépare à la fois à recevoir la Coupe du monde mais aussi le pape François.

"On attend pas moins de 50 000 à 60 000 personnes a minima par match, et le week-end des 22 et 23 septembre, ce chiffre sera triplé" avec la visite papale, explique Yannick Ohanessian, adjoint au maire en charge de la sécurité.