La bourse est fermée

Russie : des techniques de management brutales mais efficaces

Pour être reconnu et respecté de ses équipes en Russie, un chef doit affirmer son autorité sans prendre de pincettes.

Sandi travaille aux ressources humaines d'un grand cabinet de consulting à Londres. Elle dirige une équipe d'une dizaine de personnes toutes d'origine britannique, sauf Anna, qui est russe. Celle-ci, compétente et travailleuse, donne entière satisfaction. Mais son intégration n'a pas été évidente. Ses collègues lui reprochaient des manières un peu brusques. Comme lorsqu'elle a eu à résoudre un problème informatique : en ligne avec le responsable de la DSI, elle a rapidement durci le ton. “J'ai appelé votre service trois fois, vous tardez à venir, et mon ordinateur ne fonctionne toujours pas. Votre façon de travailler est inacceptable !” Elle ne mettait clairement pas les formes. Quelques jours plus tard, l'informaticien houspillé s'est plaint auprès de Sandi.

L'explication

La plupart du temps, les Russes s'expriment de manière très frontale. Une franchise dont le degré de brutalité est en relation avec le rapport hiérarchique. Si un patron s'adresse à l'un de ses employés, il se montre extrêmement direct : il dit les choses sans prendre de pincettes et n'hésite pas à bousculer son interlocuteur. C'est d'ailleurs ce qu'attendent les collaborateurs russes de leur chef : que celui-ci soit autoritaire et directif. S'il n'agit pas de la sorte, il y a très peu de chances qu'il soit respecté par ses équipes. A l'inverse, lorsqu'un subordonné s'adresse à son boss, il le fait avec diplomatie... Dans le cas d'Anna, la jeune femme estimait que le responsable informatique était à son service : il devait donc s'exécuter et régler le problème sans regimber.

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La solution

Si vous avez à manager des collaborateurs russes, ne soyez pas étonné : ils remettront (...) Cliquez ici pour voir la suite