Marchés français ouverture 7 h 9 min
  • Dow Jones

    34 395,01
    -194,76 (-0,56 %)
     
  • Nasdaq

    11 482,45
    +14,45 (+0,13 %)
     
  • Nikkei 225

    27 819,47
    -406,61 (-1,44 %)
     
  • EUR/USD

    1,0513
    -0,0015 (-0,15 %)
     
  • HANG SENG

    18 736,44
    +139,21 (+0,75 %)
     
  • BTC-EUR

    16 163,49
    -288,69 (-1,75 %)
     
  • CMC Crypto 200

    403,07
    -3,08 (-0,76 %)
     
  • S&P 500

    4 076,57
    -3,54 (-0,09 %)
     

Russie, Otan, Azerbaïdjan... Erdogan joue une partition diplomatique serrée

AP/Sipa

REPORTAGE - Jouant dans tous les camps, le président turc saisit l’occasion de la guerre en Ukraine pour s’imposer à l’international et faire oublier ses échecs internes. Objectif: sa réélection en juin 2023.

Le cliché immortalisant la rencontre, pris sur le yacht présidentiel avec le Bosphore en arrière-plan, met en scène un Recep Tayyip Erdogan sûr de son fait, dominateur. A ses côtés ce 4 novembre, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, parait lui crispé, presque mal à l'aise avec ses bras collés le long de son costume bleu foncé. Venu à Istanbul en opération déminage alors que le président turc met son veto à l'entrée dans l'alliance atlantique de la Suède et la Finlande qu'il accuse de protéger des combattants kurdes, ennemis numéro un d'Ankara, le patron de l'Otan est reparti sans obtenir la moindre avancée. Bis repetita quatre jours plus tard, quand le nouveau Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, s'est envolé de la capitale turque sans avoir pu arracher l'accord de celui qui se rêve en sultan d'un nouvel empire ottoman.

Au pouvoir depuis 2003, le madré dirigeant turc a adopté depuis le début de la guerre en Ukraine la "tactique du blocage permanent", souligne Marc Pierini, ex-ambassadeur de l'Union européenne en Turquie. Alors que se profile en juin 2023 une élection présidentielle à hauts risques pour l'homme fort du pays, donné aujourd'hui perdant dans les sondages, le chercheur Bahadir Kaleagasi, président de l'Institut du Bosphore, un think tank qui promeut la coopération entre Paris et Ankara, estime que la politique étrangère actuelle du pouvoir "a vocation à positionner la Turquie comme un pays stable et rassurant dans un contexte international marqué par les crises."

Succès diplomatiques

Il faut dire que si la situation économique est explosive (voir encadré ci-dessous), sur le terrain diplomatique, Recep Tayyip Erdogan a joué sur du velours en s'imposant comme le médiateur en chef du conflit russo-ukrainien. Après avoir facilité l'accord céréalier en mer Noire cet été entre Kiev et[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi