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Rugby - Top 14 - Pourquoi Clermont n'y arrive pas en Top 14

·3 min de lecture

Huitième au classement, l'ASM traîne des problèmes plus profonds qui ralentissent son rebond notamment au niveau de son jeu plus aussi chatoyant. À l'échelle de Clermont, le départ de Morgan Parra est comme un puy qui entrerait en éruption : le demi de mêlée a symbolisé le club, avec Aurélien Rougerie, sur sa période la plus faste, celle de ses deux Brennus (2010, 2017), et il annonce son départ dans un contexte où les velléités de départ d'un Camille Lopez, son binôme à la charnière depuis huit ans, avaient déjà fini d'ébranler les certitudes de supporters déjà mises à mal depuis deux ans. D'ailleurs, le stade Michelin sonne creux cette saison. Certes, le club fait valoir que les enceintes sportives ont du mal à attirer les spectateurs. Mais sur ses cinq matches à domicile cette saison, l'ASM n'a attiré que 14 032 spectateurs de moyenne, pour 19 000 places disponibles. Ne prenons qu'un point de comparaison : sur la même période, en 2016-2017, la saison du dernier Bouclier, Clermont avait attiré 16 316 disciples de la Yellow Army. Et si l'on a choisi cette période, c'est à dessein : Jono Gibbes l'a vécue, comme adjoint de Franck Azéma, dans une équipe sûre de ses forces. Cet automne 2016, elle fournissait d'ailleurs huit internationaux à l'équipe de France en tournée. Cinq ans plus tard, le technicien néo-zélandais a fait des détours par l'Ulster, son pays puis La Rochelle, et l'ASM a perdu de sa superbe : seul Damian Penaud a brillé avec les Bleus en novembre. Hastoy va échapper aux Auvergnats C'est le baromètre d'une chute de standing, mais aussi plus qu'un symbole. La disparition des internationaux a eu un impact sur le salary cap local. Les crédits dont disposent les clubs qui alimentent la sélection, 200 000 euros par joueur, ne bénéficient plus au club. Dont la masse salariale avait augmenté du temps où les Fofana, Slimani ou autres Vahaamahina étaient convoqués. Cette contrainte pèse sur le recrutement des Auvergnats, mis au défi maintenant de remplacer Morgan Parra et Camille Lopez, comme de protéger les jeunes qui montrent le bout de leur nez, comme Tani Vili, pas à l'abri d'une surenchère extérieure impossible à suivre. Et c'est dans ce recrutement que transparaît un autre souci actuel de l'ASM : la gouvernance. Juste avant que Lopez ne fasse savoir ses envies de départ, un Antoine Hastoy semblait prendre la direction de La Rochelle. Et on a râlé, au club, d'avoir laissé filer le Palois, que le club avait pourtant suivi ces dernières années. Jono Gibbes, le manager clermontois « Comme on répète les mêmes erreurs, celles de nos dix premiers matches, c'est qu'il faut qu'on coache mieux. Il faut que j'assume mes responsabilités » Le président Jean-Michel Guillon, en poste depuis un peu plus d'un an, est conscient de cette vacance et de l'impact qu'elle a sur le club. Il cherche à recruter un directeur sportif, projet annoncé depuis plus de six mois, mais qui n'a toujours pas abouti. On parle maintenant de mi-décembre, avec des candidats identifiés par La Montagne : Aurélien Rougerie, légende jaune et bleu, Didier Retière, le DTN, ou Morgan Champagne, ancien du club formateur de Massy. Jono Gibbes, lui, n'aspire pas à gérer les missions qu'assumerait ce nouveau venu. Et l'entraîneur a déjà assez à faire sur le terrain : dans le jeu, Clermont ne brille pas cette saison. Après 11 journées, le club compte moins de points que lors du catastrophique exercice 2017-2018 ! Surtout, l'effectif semble avoir du mal à apprendre de ses erreurs : samedi, il s'est incliné à Perpignan en disparaissant totalement d'un match qu'il avait pourtant largement dominé. Du déjà-vu qui a semblé décourager quelques cadres et plus qu'agacé Gibbes. « Comme on répète les mêmes erreurs, celles de nos dix premiers matches, c'est qu'il faut qu'on coache mieux, a grogné l'entraîneur. Il faut que j'assume mes responsabilités. » lire aussi Le classement du Top 14

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