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Ronan Dantec (Climate Chance): "Il y a des raisons d'espérer pour le climat en 2021"

·2 min de lecture

2021, un bon cru pour le climat? Réponse (s) de Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique et vice-Président de la Commission Développement durable du Sénat, préside Climate Chance, une ONG née en 2015, qui fédère des réseaux mondiaux d’acteurs non-étatiques (collectivités, entreprises, ONG…), pour renforcer l’action dans les territoires. Elle publie son Bilan mondial annuel de l’Action climat 2019-2020.

Challenges - Comment débute l’année 2021 pour le climat?

Ronan Dantec - Deux événements me font fait sortir de mon pessimisme. D’abord comme Président des Etats-Unis, qui annonce le retour d’un multilatéralisme fort, condition sine qua non de notre réussite. D’autre part, notre nouveau bilan mondial de l’action climat 2019-2020 montre que, pour la première fois, les énergies décarbonées sont devenues la première source d’électricité au monde devant le charbon. La consommation de charbon a connu un recul historique du charbon de -3,1% en 2019, jusqu'à -19% en Europe et -15% aux États-Unis.

Ce qui nous rapprocherait pour la première fois des préconisations du Giec (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) - d’un nécessaire pic des émissions en 2020. Inespéré, non?

Ce qui était inenvisageable jusqu’en 2018 est devenu possible. Selon le rapport, les émissions mondiales de CO2 n’ont progressé que de 0,6% en 2019, du fait d’une croissance plus faible mais aussi de la part croissante des énergies décarbonées. Et elles baisseront en 2020 du fait de la crise du Covid.

Ce plateau accidentel est-il durable ?

Ce qui nous donne des raisons d’y croire, c’est que . C’est le gaz et le pétrole qui ont subi l’essentiel de la baisse de la demande d’énergie. Nous saurons en 2022 lorsque l’économie connaîtra un retour à la normale si le pic des émissions fossiles est définitivement derrière nous, du fait de la poursuite du développement des énergies renouvelables, avec l’augmentation de leur impact sur la mobilité. Mais il n’y a pas que des conséquences positives à la pandémie, la désaffection des transports publics ou l’accélération de la déforestation du fait du sous-développement sont aussi des signaux inquiétants.

"Nul ne sait comment l’Etat calcule son effort climat"

Votre bilan mentionne également la montée en puissance des actions en justice sur le climat à travers le monde.

Nous avions repéré cette tendance dès 2018. En Colombie, une action en justice a [...]

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