La bourse est fermée
  • CAC 40

    5 611,69
    -69,45 (-1,22 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 599,55
    -41,82 (-1,15 %)
     
  • Dow Jones

    30 814,26
    -177,26 (-0,57 %)
     
  • EUR/USD

    1,2085
    -0,0071 (-0,58 %)
     
  • Gold future

    1 827,70
    -23,70 (-1,28 %)
     
  • BTC-EUR

    29 121,75
    +146,49 (+0,51 %)
     
  • CMC Crypto 200

    701,93
    -33,21 (-4,52 %)
     
  • Pétrole WTI

    52,04
    -1,53 (-2,86 %)
     
  • DAX

    13 787,73
    -200,97 (-1,44 %)
     
  • FTSE 100

    6 735,71
    -66,25 (-0,97 %)
     
  • Nasdaq

    12 998,50
    -114,14 (-0,87 %)
     
  • S&P 500

    3 768,25
    -27,29 (-0,72 %)
     
  • Nikkei 225

    28 519,18
    -179,08 (-0,62 %)
     
  • HANG SENG

    28 573,86
    +77,00 (+0,27 %)
     
  • GBP/USD

    1,3583
    -0,0108 (-0,79 %)
     

L'Iran promet des représailles après l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh

par Parisa Hafezi
·3 min de lecture
L'IRAN PROMET DES REPRÉSAILLES APRÈS L'ASSASSINAT DE MOHSEN FAKHRIZADEH

par Parisa Hafezi

DUBAI (Reuters) - Le président iranien Hassan Rohani a accusé samedi Israël d'avoir assassiné le scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh, que les puissances occidentales soupçonnent d'avoir dirigé des recherches destinées à doter la République islamique de l'arme atomique, a rapporté la télévision publique iranienne.

"Une fois de plus, les mains diaboliques de l'arrogance mondiale sont tachées du sang du régime sioniste usurpateur et mercenaire", a déclaré Rohani dans un communiqué faisant référence en ces termes à Israël, et rapporté par la télévision publique.

"L'assassinat du martyr (Mohsen) Fakhrizadeh démontre le désespoir de nos ennemies et la profondeur de leur haine... Son martyre ne ralentira pas nos avancées", a-t-il ajouté selon le média.

La mort de Fakhrizadeh, que l'Iran a demandé à l'Onu de condamner, pourrait provoquer une confrontation entre Téhéran et ses adversaires dans les dernières semaines de la présidence de Donald Trump, et compliquer les efforts du président américain élu Joe Biden visant à restaurer la détente engagée sous la présidence de Barack Obama.

Donald Trump s'était retiré de l'accord international sur le nucléaire iranien élaboré par son prédécesseur.

De son côté, le leader suprême l'Ayatollah Ali Khamenei a promis des représailles pour l'assassinat du scientifique. Les autorités iraniennes doivent relever la tâche de "poursuivre ce crime et de punir ceux qui l'ont perpétré et ceux qui l'ont commandé", a-t-il dit sur Twitter.

Cette menace a amené Israël à placer ses ambassades à travers le monde en état d'alerte, a rapporté le média israélien N12. Selon la radio de l'armée israélienne, il n'y aurait toutefois pas de menace concrète.

Le ministre Tzachi Hanegbi, proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a assuré qu'il ne savait pas qui avait commandité l'attentat. "Je ne sais absolument pas qui l'a fait. Je ne fais pas semblant de ne pas savoir, je n'en ai réellement aucune idée", a-t-il ajouté sur la chaîne N12.

L'entourage de Benjamin Netanyahu a refusé de commenter l'attaque. Même mutisme aux Etats-Unis, où la Maison blanche, le Pentagone, le département d'Etat et la CIA, de même que l'équipe de transition mise en place par Joe Biden ont opposé une fin de non-recevoir.

L'Allemagne, signataire de l'accord international sur le nucléaire iranien, a appelé les différentes parties prenantes à faire preuve de retenue pour éviter une escalade des tensions, tout comme le secrétaire général au Conseil de sécurité des Nations unies, Antonio Guterres.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a répondu sur Twitter qu'il était "honteux que certains refusent de condamner des actes terroristes et se cachent derrière des appels à la retenue".

La Turquie a condamné pour sa part samedi le "meurtre odieux" du scientifique iranien et a souhaité que les commanditaires de l'attaque soient tenus responsables.

Les pays occidentaux et Israël pensent que Mohsen Fakhrizadeh était l'architecte d'un programme secret pour doter l'Iran de nouvelles armes. Ali Khameni assure pour sa part que Téhéran n'a jamais cherché à s'équiper d'armements nucléaires.

(Avec Tuvan Gumrukcu à Ankara, version française Camille Raynaud, Gilles Guillaume et Caroline Pailliez)