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Robots, intelligence artificielle, biotech… l’Allemagne se protège face à la Chine

Berlin veut protéger ses fleurons du domaine des technologies de la boulimie de l'Empire du milieu. Au moment où la Chine montre un appétit croissant pour ces porte-drapeaux de la première économie européenne, l'Allemagne compte renforcer son contrôle sur les investissements non européens pour mieux protéger certaines hautes technologies. Le ministre de l'Economie, Peter Altmaier, veut élargir le contrôle des acquisitions aux "technologies sensibles" en plus des "infrastructures sensibles", a indiqué jeudi une porte-parole du ministère.

Des acquisitions de plus de 10% du capital dans les domaines de l'intelligence artificielle, de la robotique, des semi-conducteurs, des biotechnologies et des technologies quantiques devront être notifiées au gouvernement, qui pourra évaluer et éventuellement bloquer l'opération. "Il ne s'agit pas d'interdire des rachats mais de pouvoir vérifier en détail si cela concerne des technologies critiques", a expliqué le ministère. Le ministre doit présenter le projet lors d'une conférence de presse vendredi.

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La défense, les télécommunications, le gaz, l'électricité, l'eau courante, les médias et depuis 2017 les prestataires de service ou fabricants de logiciels utilisés dans les secteurs stratégiques, sont déjà couverts par les règles existantes. Berlin et d'autres capitales européennes se sont inquiétées ces dernières années des visées de groupes chinois sur des aéroports, des ports ou des firmes technologiques européennes.

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Les appétits chinois, en particulier en Allemagne, ont soulevé des résistances, notamment après le rachat en 2016 d'un fleuron allemand de la robotique, Kuka, par le groupe chinois Midea. Cette opération, faisant craindre un pillage des technologies "made in Germany", avait déjà amené Berlin à renforcer ses possibilités de veto

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