La bourse est fermée

Que risquez-vous si vous insultez votre boss par SMS ou sur Facebook ?

“C’est un con”, “Il n’a pas de couilles”, “Pas de patron, pas de serviettes, salon de merde”... Voilà des extraits de messages, que Corinne* a adressés à ses collègues au cours des mois d’août et septembre 2015, dans lesquels elle se plaint de son chef. En décembre de cette même année, son patron la licencie, ouvrant le début d’un chapitre judiciaire. Alors que le conseil des Prud’hommes de Nice, saisi par la coiffeuse, a jugé, le 1er septembre 2017, que son licenciement est “fondé sur une cause réelle et sérieuse”, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a, de son côté, estimé, dans une décision rendue le 14 novembre 2019, que les échanges par SMS et Facebook entre Corinne* et ses collègues relèvent de la sphère privée.

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Si le patron du salon de coiffure a décidé de licencier Corinne*, embauchée le 1er juin 2006, c’est parce que son comportement lui a été signalé par deux de ses collègues, Monclin et Brugnaro, lors d’une réunion. Preuves à l’appui, le chef a alors convoqué Corinne à un entretien préalable de licenciement le 4 décembre 2015. Elle a été licenciée par lettre datée du 10 décembre 2015, dans laquelle son patron détaille les motifs de sa décision : “A plusieurs reprises, vous avez tenu à vos collègues de travail des propos injurieux inacceptables à mon encontre tant par SMS que sur le réseau social Facebook”. Le chef reproche également à la coiffeuse de ne cesser, dans le cadre de ses fonctions, de le “dénigrer et de déformer” ses “propos auprès des salariés ce qui a pour conséquence de créer une ambiance délétère au sein du salon et de générer une démotivation du personnel”.

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Dans sa décision rendue le 14 novembre 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a requalifié le licenciement de la coiffeuse, le jugeant“dépourvu de causes réelles et sérieuses”. Elle

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